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Mason donne les chiffres suivants, répartis en trois groupes de délinquence croissante :
1° Condamnés à un minimum de 5 ans de prison, de 1874 à 1895 : 2836 individus.
ok} étaient en état d'ivresse au moment du crime, soit 11, 40/0.
1157 adonnés habituellement à l’alcoolisme, soit 44, 7 0/0. 2° Condamnés à perpétuité de 18792 à 1895 : 235. D3 étaient en état d'ivresse au moment du crime, soit k0, 7 0/0.
118 sont buveurs d'habitude, soit 59, 6 0/0.
3° Condamnés à mort de 1872 à 1895 : 218.
38 étaient en état d'ivresse au moment du crime, soit 43, 1 0/0.
121 étaient buveurs d'habitude, soit 60 0,0.
En examinant ces chiffres, ajoute le D' Mason, on peut affirmer, sans être taxé d’exagération, que l’armée du crime se recrute largement dans la populalion des gens ivres ou des buveurs de profession.
On peut affirmer ensuite que le rôle de l'alcool, comme pourvoyeur du crime, s'accentue au fur et à mesure qu’on s’avance vers les plus graves infractions. On peut dire enfin que ce n'est pas tant l'ivresse passagère qui paraît redoutable, c'est l'abus persistant des boissons alcooliques, c’est l'intoxication chronique quis’accuse avec une netteté redoutable dans la genèse du crime.
En Allemagne, on a eu l’idée, en 1895, de classer selon les différents jours de la semaine où ils avaient élé commis, et en tenant comple de l'influence de l'alcool,
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