‹ Alcuin et son influence ... chez les FranksChapitre 4 sur 19 · Livre de la nature de Vâme · texte numérisé non relu

Livre de la nature de Vâme

Ce petit traité, tout plein de l'esprit de saint ÂHgustin , à part quelques légers souvenirs textuels, montre jusqu'à quel point les maîtres de celte époque possédaient leurs auteurs ; mais il est bien le fruit des réflexion.^ personnelles d'Alcuin, là légitime conquête de son travail. Il ne possédait même pas à la bibliothèque de Toufis.lâsouYrajg^s de T^vêque d'Hippone^qui auraient pu le dii^penaeir de penser. Lecoatraine bstamt^ à ladialecticpie et bxl tmité sur rame. Laie diaene d'York avait imité , ici on l'imita. Le livre de l'esprit et de iTâirie ([2) est 'bien postérieur à Alcuin. ComiDe rohàerve jndi- •oimisemeiit Érasme , il renferme âés passages noQ^senlemeBt de saint .Augustin^ de Qennftde, de Boèee, de Catsiodore, d'Iffldore de Séville et d'Alcuin ^ mais encore d'Hugues de Saint^^Tictor, de saisi Bernard, dJsaacde FÉtoile.ll est d'At- - cher, moioe de Ctairvaux , homme fort ÎAstrott^ au dire de SM ami Isaae de l'Étttle, qui lin avait mis la plilme à la main.

(I) W. Or., lib. If,, p. 27. '

(Ô) Of^,Àugust., t. I. '

Lwre des verhis ei in mc€i.

ÀlcUifi récrtvft pôfif le comtéf Widàtt oti Oui, gOUféVneur de la marche de Bretagne et directeur des biens de SaioC-Martio;. Ce seigneur désirait àv^r une régie de conduite qu'il pût suivre au milieu de la carrière des armes. Sur les trente-huit chapitres qu'il renferme , treize sont extraits de plusieurs sermons de sàfnt AuguMin ; tous tes autres , et ce sont lés plus beaux , sont du^ â ta ptuine d^Alcuin et lui donnaient le droit de dire eii terminant :* « Voilà , ô mon cher fils , ce que je viens de dicter, selon que tu le désirais , afin que tu possèdes un mlnuél joutàaSier pour savoir ce que tu dois éviter et pratiquer. »

Grammaire.

L'ai^teur y suit quelquefois Prisciéli tK Doûitt. SkM>V^eiit il ajoute : « Je ne t'aurais pas fait eetté que^lîM^ si EMMfT nfeût soffi. « -^aYeux^ii, maître, lui dit utt de ^té éI6i^B> que fiotts finferrogions sur les aeetofs cft slïr les pieds , m suivant Tordre du maître Donat?» Âlcuin répond eô pfe^ nant , chez tous les maîtres dé sa connsûssance t tantôt des pensées, tantôt des phrases. Isidore même lui donne une foule de tefitàtiouft auxquelles ii succondie souvent, non wm quelque remord».

tsidof^ de déiMle,

.lilUr» autexadioU quasi legi- (ers quftd iler legentibus pi*9estent(l).

Cl) Orig.j lib. I , cap. m.

A. Die, Saxo, pripr» undc^ lit* tera sit dicta ? S. Ut reor, Hllera est quasi legitera , quod legenti' bus iter prœbet.

^men dictiim quasi notamen quod nobis vocabulo suo res nolas efficial (1).

Proopmen dicUimquia pro vice nominis poniturne faslidium faciat dum ileralur.

Pedesdicti eo quod per Ipsos nielra ambuidnt.

A, Et est nomen dictum quasi notamen, eo quod hoc notamus singulas subslantias (2).

Pai*s oralioms çum casu posKa, nominis vice, ne sspius iteralum nomen fastidium facial.

Pedes dicti eo quod per ipsos meira ambuleiit.

Même, en ajoutant à ces citations quelques rémiuiscences ajoutées à la fin du premier chapitre , on peut dire que la grammaire d'Alcuin lui reste tout entière. Il en est de même du livre sur Torthographe , espèce de dictionnaire qui n*est que Tappendice de la grammaire.

Bhé torique.

Malgré Tennui qu'apporte avec elle une étude aussi aride, contiQuons de rechercher les traits de ressemblance qu'ça remarque entre Alcuin et les modèles qu'il apportait à la Fjsance.. La Rhétorique sera le dernier livre auquel nous ferons subir cet examen préalable ; nous entrerons aussitôt da^ifirécole.

Isidore de Séviiie,

Biielorica est bene dicendi sélèiitia; in civilibus versatur qusstionibus.

Ipsa aulem perilia dicendi in tribus rébus consislit, nalura, iiûctrina, usus. '

Mcnin,

K. Àd quem finem spectat rhetorica ? A. Ad bene dicendi scientiam. K. In quibiis versatur rebusPil.In civilibus quœstionibus,* qusnaturalianimoconcipi possint. K, Bene dicis, magister; etîâm omnis vf ta nostra disciptt»

na proficlt et asu valet. Magister inilium hujus artis pande.i4.Pan* dam juxta auctoritalem veterum.

C'est ici que ron toflil)e sur' la plus grande hardiesse qu*Alcuio se soit permise ; car, pour répondre , Alcuin cnh prunte à Gicéron un passage fort connu, qui conmieiioe ainsi : Fuit quoddam tempus , cum in àgris honUneê tesiiaruffifnore vagabaniur (1)^ etc.

La partie originale de ce livre est surtout celle qui cM^ cerne le genre judiciaire, que Charles désirait connaître 4 fond ; on met cependant le doigt sur quelques phrases malheureuses. . t

Isidore de SéviUe

Conlroversia simplex est quum absolulam continet unam quœstîonem hoc modo : Gorynlhiis belliim indicemus,an non? Con|uncla ex pluribusquœslionibus, in qua plura quaerunlur hoc paclo :

Utr^m GarthagQ dirualur, an Gar- (haginiensibjus reddalur, ao eo.

colonia dçducalur?

jélcuin.

Simplex causa esl, qux

unam in seconlinelqusstionem, hoc modo : Gorinlhiis bellum indicam, an non? Gonjuncta est quaestio, quae ex pluribus qu9stionibus constat , hoc pacto :

ulrum Garlhago-diruatur, an Garr thaginiensibus reddalur, an eo colonia deducatur?

« Species causarum sunt quinque, id est honestum , admi- «rabile, humile, anceps, obscurum. Honestum caus» genus «est cui statim., sineoratione nostra Eavet animusauditoris. ir Admirabile est, quo attentas sit animus eorum qui audituri « sunt. Humile est qui negligitur ab audilore, et non magnottpere altendendum videtnr. Anoeps est in quo aut judicatio «dubia est, aut causa honestatis et turpitudinis partie^, aut et benevolentiam pariât et offensam. Obscurum , in quo a aut tardi sunt auditores aut difficilioribus ad oogoosoendum < causis causa ceraitur im{dicata. »

(1) Alc,^ I. Il, p. 314. -— Œuvres complètes de Ciceron , édil. de M. Le GltFc ; Paris, 182( ; d^ Invention, , t. IH, p. 10, 12;

-HMiQtiCMNiseryiée»

C6S trtûtéi mmf lûs S0piart$ aototnaiDS /Am çuvrttgea oiv ginaux que des livres-cabiens, P6 Too rfirouiire «iMlqueCoîs 4» takfit tf loNiîwi^ de Ttr uditioit Aimi ^ q^'oa enlève A rréerimifi , m le reod m ppofesçenr.

faire coonaitre son origioe et les maîtres qui ravdteot diri^ gée jusque-1^ , 4fin de bien distinguer dans ses trayaux la partd'Âlcuin.

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