‹ Alcuin et son influence ... chez les FranksChapitre 8 sur 19 · MO · texte numérisé non relu

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l^upie ci éa dergé, FÉgiie dméfiomet c^ttMksfin^ Kim»- TertalHé des idèlès dtos le monde, fimiNrit alorft^ loâlgré «fueifMs fiuance^saiilaQtes* surtool <^ez le6 Aé^ô-Suom •rt (Aei les eermainê, use société Ubi^e, 41 fo^édâit eneere m foaverDeneat fédéral, «dm 40s inétrqwKlàifis. De <M(te org;aimitiDii Uëiwdii^, de eette eodi^ Hkre, ÀlaÉSfi était ïàn des pins indents ^éfenseuis, Vvm des plu» dévoués «t ides {ili» fermes citonpsos.

VIIL Pour la défeadrei il emplo^^ait tour à tovr là nuson et rÉvangiie. Toat. en écoutant avec respeet cas voix inté» rieures qui murmurent te nom de Dieu au fend de l 'âme ém ji^te, U respectait les «y stdres ; quelipefeis il ïesétodiait ayec^A mélange de eraiute et d'aimour, il tes contemplait et s'efforçait d'en exprimer une ifflfNiriiaite inia({ie. Lie fins ami* irentv il réprimait ses désirs invatigateurs à la vue du voile du sanctaire , et , sans fermer son âme « il ouvrait rÉvaogile* Un mot résume ses convictions : « Où la raison finit , dit-il , rÉvangtle commence. » Ailleurs, précisant tout ce qu'A y a dans la foi de libre et de personnel : s Ia foi ^ écrivait-il , est chose volontaire ; on ne Tioipose pas. On peut attirer un homme à la foi ^ on ne peut l'y foreer ; on le force au baptême , maiis ce baptême est inutile à la foi* ybomme imûr doit répondre pour lui-^mâme» (i). Ainsi s'ar^ rangeaient ses idées : encore n- était-ce là qu'un point de départ Si la foî était la source du christianisme ^ la charité en était l'écoulement nalujpd et fécond. La foi n'était même qu'une transfiHwation de la charité (2) t sentintent mdtiple

{i) 41c. epUL, xxxvu^ fr^b*^ p,5fkttepi$k ixxu iTroè., p. 42, (2) Comment, in Joan, , Frob, , t l, ,p. Ç05.

et jdeatÂpe,.q'|éM I& fpi iqninid il «Mpira^t une bbnie œuvre, et kcbarité <|«aQd il Tuoeom^ifiBail;. iRieii iie«ervMt de ae fvi^^nir^ ctur^iefi, il fnUAit l'âtre ; de li uiie<f(ran4e défereqce pour les feroquu^S;, etlieiUQOup d'iadiilgmee piMir les erreurs. U)iQ 4e aurobai^for cellefr-ci d'erreurs inuiBioaires pour remporter u^ fwh vietoiret prenez gftr4e, dîsaitril , il n'y a que ce seul inot^^ui vous sépare de l'Église?

IX. La lutte au sujet de l'adoptiaittsme se îiivise en deux parties , dmt la première fioit m Coodle de Ratistouna, en .792 ; Alcoin ne fut m^é qu'à la seconde. Yoioî quelle avait été la marcbe des évàiemeuts,

.L'Ëispa|;ne , comme l'en^^ire grée» d0UQait ixk noode le triste exemple d'un peuple pressé de twt celé pitr l'iirat^ sion 9 et perdant toute sa vigueur dans df^ eontroverses religieuses ; celles-ci offraÎQ^t au:^: esprj^ rappèt d'une renmnmée facile à couquj^rir. Évéques et peuples élaieul diviiéa , et, de leurs querelles qui s'euvenim^ieut chaque jour davantage, de leurs lettres qjui >se çrpâs^^ent ea tont sons , il résultait une animosité, .un.hruit, dpnjt les récrioânatianB des journaux pourraient seules nous donner une idée , maintenant que la discussion politique a remplacé là discussion religieuse. Une circonstance n'avait pas peu oontribué i élever Élipand dans l'esprit du dergé espagnol : deux évéqnes, Migèce et Égila d'Elvire , avaient reculé Ja Pâque au d^ de3 limites prescrites par le concile d^ Nicée. Élipand « aur la demande d'Adrien l^^'/S), avait a^f^mUéun concile à To- Jède , fait co|id»mner Migôce; i^ti %îia, et.quelquea boUbides

(1) jélc*, efiif%,.fld:JMifi,, Jn»^, U i, p. M6.

(2) Cod. Carolin., p..^.

vkiâuseB' defwis qvelqoe tettps tolérées en Esçaugùe ; mais il a'avaît point faAé deium erreur, sur laquelle Adrien avait pourtant appelé son attention. Bien plus , il continua de la professeï: , tandis que Félix d'Urgel en faisait autant dans le nord de Tlispagne (1). Beatus y prêtre des Asturies; et son disciple Éthâîus , depuis évéque d'Osma , s'efforçaient d'arrêter les effets de cette propagande. L^irritable vieillard écrivit à Fidèle, autre abbé dans les Asturies, une lettre où, en expliquant qu'il n'était nullement question de la* divinité du y érbe , il traitait d'hérétique quiconque n'enseignait pas Jésus-Christ comme fils adoptif, selon Thumanité. «Au lieu de me consulter, ils prétendent m'instruire , ajoutait-il ; ils font bien voir qu'ils sont serviteurs de TaDté-Christ. Jamais on n'a oui dire que des Livaniens aient instruit ceux de Tolède. S vous agissez mollement.... vous en aurez de la confusion (2). Fidèle se trouvait fort embarrassé , lorsqu'il reçut la visite de Beatus , qui voulait lui parler au sujet de la reine Abosinde, mère d'Alphonse le Chaste. Celle-ci, durant l'usurpation de Maurégat, avait pris l'habit de religieuse dans le- monastère de Beatus. Fidèle lui montra la lettre. Beatus et Éthérius y firent une réponse dépourvue d'ordre, mais ferme; on y voit qu'outre son opinion sur Jésus-Christ, Élipand expliquait la Trinité par l'union du mari et de la femme , ce qui n'est guère orthodoxe. Ce n'était plus seulement l'Espagne qui accueillait les nouvelles doctrines , elles pénétraient jusque dans la Septimanie.

Alors. la cour. d'Aix-la-Chapelle s'était émue; on venait

(t) Jon. jiur,, de Imag^.y L I, Eginh. Anmal.^ ad an, 792. (2) Mabill., Vit. Beat, act., s. iv, 1. 1, p. 7«;

d*y recer^ir me lettre d^Âdrien , qui rétamait dti leeours. Le ^oi Charles avait été fort scandalisé de toat ce désordre. Sur son ordre , Daniel , archevêque de Narbonoe , assembla Qa concile de vingt-six évéques , le 27 juin 791 . Soit qu^on ait voulu traiter la question à petit bruit , soH que Félk aHfait à ses collègues des rétractations particulières, soit eiKfin que le procès-verbal de ce concile soit mutilé , on ne voit pas qu'il ait été fait mention de Tadoptianisme , véritable motif delà convocation du concile. Félix en souscrivit les arrêts ; mais « de retour à Urgcl , il n'en continua pas moins ses prédications.

Alors le roi Charles s'était adressé à Paulin , patriarche 4'Aquilée. Ce prélat, poëte théologien et maître ée gramniaire, était révéré comme Tune des colonnes de rÉglise latine (I). Il avait montré son zèle en favorisant la prédication des doctrines chrétiennes chez les Barbares nouvellement soumis aux armes des Franks. La plus tendre amitié Tunissait à Alcuin , qui l'appelait son père. Assemblés àFrioul, les suffragants de Paulin firent plusieurs canons disciplinaires, ajoutèrent au symbole de Nicée le mot de jUKoque , qui se trouve dans saint Augustin , enfin , sans nommer Félix, condamnèrent Terreur, qui consistait à divi* ser Jésus^Christ en deux fils, l'un naturel, rautt*eadoptif (2). Cette sage conduite explique la réserve du concile deNarbonne : on cherchait à éviter l'irritation et le scandale. Félix continua ses prédications.

Enfin Charles, à bout de mesure, l'avait fait venir

(1) Paul, Àquil. opp., ed, Madri$; Vend , 1737.

(2) Conc, l. vil, p. UUI.

Franét «ittula à Batiibwiie » etk il avtit nswpiUë iMtt- .ewp d'^Téepies ffemaios et itiUeBi (1). FéUx n^ypatiéliodre spB opinion ; il la renia, et la vit ftippnr d'un tftnmel an^thènie. Sa foi parut enoore dwtense, et Angîlbert Hi ^Murgé de le conduire à Rome« Ici les savants se mettent dans un grand embarras. Waldi prétend qu'on envoya Félix à Rome pour qu'Adrien achevAt sa conversion (9). Froben et d^autres répondent qu'au siège de Rome seul aHWtenait, dés cette époque, le droit de confirmer les décrets des conciles (3)^ Chacun , ne voyant que son parti, perd de vue la question, car le pape pouvait fort biçn confirmer le déci^t sans que Félix vint à Rome, Ce qu'on peut assurer, c'est que ce fut le malheur de Félix qui l'y amena. Là commenoe une nouvelle période de sa vie, période qui ne lui fut guère plus utile que la prière, car à cet esprit trop fiiible la souffrance ou la prospérité n'apprirent jamais rien.

Sans examiner si le roi avait voulu lui donner occasimi de convertir Félix , qu reconnaître un droit de la papauté , Adrien ne vit pas plutôt Félix à Rome, qu'il le fit jeter dans les fers. Un jour le souverain pontife entra chex sop prisonnier, et lui lut une formule de foi que celui^ei s'empressa de souscrire : une main chargée de chaînes n'a pas de signar ture. Conduit sur le tombeau de saint Pierre, il relut la profession de foi qu'Adrien lui avait dictée, et abjura, ses er^ xeurs (4). Libre alors, il revint à Urgel, mais dégradé de ses fonctions.

(1) Eginh. Jnn.,ad, an. 792.

(2) WtUch., Hist. adopt. , p. 115.

(3) iHssert. de adopt,, Aie» opp./i, f, p. 927/

(4) Conc. Uat^., t. XIll , p. 1031.

Bleissë dans sa dignité persdnnene^ Fëlfat eoAttBm à prfh pagér ses doctrines , non plus comme naguère avec les ifid^ gnes de Tépiscopat , mds seul , errant dans les montagnes « s'appuyant sur le Mton du missionnaire , préchant en plein air et dans les chaumières, pareil i un ap6tre de la réfer« nation. Les populations que raustëritë dé sa vie avait jadb édifiées lé regardaient comme un martyr, et prêtaient à sa parole une oreille attentive. D'ailleurs , en expliquant le mot d'adoption, il ne parlait que de Thumanité de Jésus- Christ.

Ainsi tout était à refaire : c'est alors que Charles avait rappelé Alcuin , et que celui-ci s*ëtait empressé dé quitter un traité qu'il composait sur le culte des images. Car Téglise d'Orient faisait autant de bruit avec cette question , que oeUe d'Ûeddent avec celle de Tadoptiànisme.

X. Alcuin aimait Félix. Quelques années auparavant, sur le bruit de ses vertus, il lui avait spontanément demandé son amitié et ses prières (1). Il résolut donc de l'attirer par la douceur de son langage : « Naguère , lui écrivit-il , en entendant foire réloge de ta piété, je me suis recommandé à tes prières. J'étais ravi de t'aimer alors, seulement pour avoir entendu parler de toi ; mais aujourd'hui j'ose t'aimer bien davantage, dans la charité du Christ et dans l'unité de la foi catholique ; car je désire pour toi la gloire de l'éternel bonheur que nul ne peut espérer s'il n'est en paix avec rÉglise liniverselle. Ainsi , vénérable père , aimable frère, c'est à la fois avec humilité et charité que j'offre à ta religion cette lettre, ces prières^ Il n'y a d'hérésie que dans

(1) ^te. epi$t,j 1. 1, p. 7» . •

VdutiiitfÎM... M'inrenfams pas de mots noaveattx. L'Évangàe proclame, les paroles des apôtres prouvât, le moade çmif l'Église romaine annonce que Jésas-Christ est propre fils de Dieu. Mais un fils adoptif, n'est-ce pas un faux fils? Dans ;te8 écrits on trouve beaucoup d'idées justes , prends garde de n'être en désaccord avec les Pères que sur ce s^ mot d'adoption, •• J'ai, voulu te prier et non tlnstroire. > n lui cite cependant les sentiments de saint Hilaire, de saint Âthanase, de saint Basile et de saint Augustin (1). Soit que la crainte d'avouer sa défaite eût étouffé les sentiments naturels de Félix, soit que ses relations fréquentes avec ses coreligionnaires en eussent comprimé l'élan, Félix ne distingua pas, dans cette voix loyale qui le pressait, le calme de la vérité. Voyant son espérance trompée, Alcuin résolut de s'adresser non plus aux évéques , mais aux populations mêmes. Alors, pour la première fois, du côté des Franks on songea à traiter la question avec éclat. Tout ménagement était désormais impossible : il fallait en appeler au tribunal suprême , qui est la conscience de tous.

Dans la réfutation qu'il écrivit alors, il évita de parler en sop propre nom. Ce système de Tadoption n'étant qu'une forme voilée de Thérésie d'Arius, fort répandue en Orient, le mot d'adoption même avait été prononcé , puis réfuté. Alcuin n'eut qu'à chercher les témoignages des Pères et à les mettre en ordre , pour répondre à toutes les objjec* tions (2).

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