‹ AlcyonaireChapitre 15 sur 38 · PAC · texte numérisé non relu

PAC

1878. — Isis anlarclica SrTuDper, Uebersicht der Anthozoa Alcyonaria, welche während der Reise $. M. $S. Gazelle, um die Erde gesammelt wurden (Monalsber. der Akad. der Wissensch., Berlin, p. 661, Taf. V, fig. 32).

1389. — Primnoisis anlarclica Wricur et Sruper, Report on the Alcyonaria (Report on the scientific Resulls of the Voyage of H. M. S. Challenger, Zool., vol. XX XI, D. 99, PL'NTN Me 2/0 2822 DIT IE ONE

1907. — Caraloisis (Primnoisis) antarclica HicksoN, Cœlentera Alcyonaria (Nalional Anlarclic Expedilion, Nalural Hislory, vol. IT, p. 6, PI. IT, fig. 13, 14, 19). 1912. — Primnoisis anlarclica KÜKkENTHAL, Die Alcyonaria (Deutsche Südpolar Expe-

dilion 1901-1903, Bd. XIII, Zoologie, V, p. 340, PI. XXII, fig. 18 et 19, Text.,

fig. 55-57).

A l'entrée de la baie Marguerite, entre l'ile Jenny et la Terre Adélaïde

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(latitude : 670 45’S. ; longitude : 68033’ W.), le « Pourquoi Pas? » aramené d'un fond de roches et de gravier, à 254 mètres de profondeur, un exemplaire en bon étatet trois fragments mal conservés de Prunnoisis antarctica (Studer). Le premier n’est probablement qu'une branche détachée d’une colonie d'assez grandes dimensions (PI. TT, fig. 12). L’axe principal, qui présente deux coudes bien marqués, mesure 11 centimètres de longueur. Assez largement espacés sur certaines branches, plus serrés sur certaines autres, les polypes sont particulièrement denses dans la région distale desramifications,comme chez beaucoup d’Alcyonaires.Nulle part,jen'observe la disposition spiralée dont parlent Wright

et Studer. Leur inclinai-

à ZE’. Z8. 79. 20.

son sur l'axe qui les porte : ; Fig. 14-20. — Spicules des polypes et de l'écorce de Primnoisis est variable ; ils sont antarctica (Studer).

tantôt normaux à l'axe,

tantôt plus ou moins recourbés sur ce dernier ; ce caractère n’a d’ailleurs qu'une importance très relative. L'écorce et les polypes présentent bien la spiculation figurée par Wrightet Studeretpar W. Kükenthal (fig. 14-20). Ainsi que ce dernier auteur l'indique, les polypes sont, en général, renflés au sommet et un peu élargis à la base. Les branches s'insèrent sur les entre-nœuds suivant deux diversions rectangulaires en général. Dans son ensemble, la colonie est principalement développée dans un plan, parce que, dans ce plan, toutes les branches sont beaucoup plus srandes que dans le plan perpendiculaire à ce dernier et passant par l'axe. Chaque entre-nœud porte fréquemment quatre branches orientées dans deux directions normales l’une à l’autre, mais sur certains entre-nœuds, qui ont de 9 à 10 millimètres de longueur, on compte cinq, six, sept et

même huit branches, dont la plupart restent indivises.

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Sur deux points, les observations que J'ai pu faire relativement à ces Primnoisis du « Pourquoi Pas ? » diffèrent de celles de Wright et Studer.

1° Le nombre des branches issues d'un même entre-nœud n’est pas constamment quatre ; il est même généralement supérieur à quatre et peut s'élever à huit;

20 Les branches ne sont pas toutesorientées suivant quatre directions ; dans certains entre-nœuds, il y en à cinq ou six.

W.Kükenthal (1912) a fait remarquer que, chezla ?runnoella antarchica du « Gauss » qu'il a étudiée, certains entre-nœuds plus longs que les autres donnent naissance à plus de quatre branches ; 1l est fort probable que dans ces entre-nœuds les branches ne s'orientent pas toutes suivant quatre directions. Je suis porté à croire, avec le savant zoologiste de Breslau, que les deux différences signalées plus haut ne suffisent pas à justifier la séparation de la Primnoisis antarchica et de la Primnoisis ramosa Thomson et Ritchie. Les caractères tirés des polvpes et surtout de leur spiculation ont plus de fixité et doivent avoir la prééminence.

Grâce à la complaisance de M. L. Roule, j'ai pu examiner les Primnoisis recueillies par le Français et qu'il avait rappportées avec réserve à la ?romnoisis ramosa Thomsonet Ritchie, ajoutant que «cette espèce se rapproche fort de Primnoisis antarctica Wright et Studer ». Ces exemplaires sont d'ailleurs en mauvais état de conservation. La plupart sont réduits à leur axe ; les spicules de presque tous les polvpes restants ont disparu, vraisemblablement parce que ces Aleyonaires ont séjourné quelque temps dans un liquide à réaction acide. D’après ce qu'on peut voirsurles polvpes qui ont conservé plus ou moins complètement leur armature, il semble incontestable qu'il s’agit bien 1ei de la Prmnoisis antarctica, ce que confirme d’ailleurs Pexamen attentif du squelette de ces /sidæ de la première expédition antarctique française. Un certain nombre d'exemplaires — tous incomplets — sont de véritables hôtelleries ; on trouve fixés sur eux de uros Foraminifères, des Éponges, des Bryozoaires, des Annélides Polychètes (des Térébelliens surtout), des Tuniciers, etc., sans compter des Algues et des galles de Crustacés parasites. En quelques points, on voit

des anomalies de croissance des entre-nœuds calcaires dues probablement

aussi à l’action de quelques parasites,

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La Prumnoisis antarctica a été découverte au cours de l'expédition de la «Gazelle » aux Kerguelen, à 60 brasses (108 mètres) de profondeur; puis elle fut recueillie parle « Challenger » à l'île du Prince-Édouard, à310brasses (600 mètres) de profondeur. Elle a été également trouvée par plusieurs expéditions récentes dans les eaux antarctiques proprement dites : par la « Discovery », à Mac-Murdo Bay, à des profondeurs variant de 20 à 120 brasses (36 mètres à 216 mètres), par le « Gauss », à la station du même nom, à 390 mètres de ls : par le « Pourquoi Pas ? » entre l'ile Jenny et la Terre Adélaïde, à 254 mètres de profondeur, et auparavant, dans les mêmes parages, par le « Français », à l'ile Anvers et à la baie Biscoë, à 110 mètres de profondeur, et aussi par la « Scotia » à la station 411 Matitude : 740 | S. ; longitude : 220 W.), à là profondeur de 161 brasses (290 mètres).

Étant donnée l'étendue de cette aire de distribution géographique, il n’est pas invraisemblable de penser que la Primnoisis antarctica Studer est une forme circumpolaire antarclique.

Primnoisis formosa Gravier. (PI. I, fig. 3-5.) 1913. — Primnoisis formosa Gravier, Deuxième Expédition antarctique française 1908-1910, Alcyonaires (1€ note préliminaire) (Bull. du Mus. d’hist. nalur., t. XIX, p. 453).

Cette belle espèce de Primnoisisaété draguée par le «Pourquoi Pas?» en plusieurs points de l'Antarctique sud-américaine. Une colonie entière, en bon état, ayant 12 centimètres de hauteur, provient d'un dragage fait le 20 janvier 1909, dans la baie Marguerite, à 176 mètres de profondeur, sur un fond de roches, gravier, vase. Je rapporte avec quelque réserve à la même espèce deux exemplaires de petite taille, dépourvus de leurs polypes, réduits à leur squelette par conséquent, et qui ont été trouvés dans lesmatériaux d’un dragage faitle 12 janvier 1910, en bordure de labanquise (latitude : 700 10’S.; longitude: 789 30° W.),à 460 mètres de profondeur, sur un fond de sable vaseux avec de nombreux cailloux. Enfin, à l'entrée de la baie Marguerite, entre l'ile Jennyet la Terre Adélaïde (latitude :670457S. ; longitude : 680 33° W.), un dragage à 254mètres de profondeur, sur unfond

derocheset de gravier, a ramené deuxexemplaires de lamême espèce. L'un

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d'eux est un fragment de 10 centimètres de hauteur, auquel 1l manque les deux extrémités ; le second est une superbe colonie à laquelle la base manque (PI. I, fig. 3). L’axe principal, qui présente des cannelures longitudinales bien marquées, a 25 centimètres environ de longueur ; le diamètre à la base est de 1MM,5, L'ensemble a la forme d’un fuseau dont la plus grande largeur est de 40m,5.

Les branches insérées tout autour de l’axe sont également développées dans toutes les directions ; elles forment un angle aigu avec la portion de l’axe principal qui les surmonte. Deux d’entre elles, particulièrement grandes, ont, l’une 7, l’autre 8 centimètres de longueur ; mais la plupart d’entre elles ont, au plus, 3 centimètres. Elles se ramifient au second et même au troisième degré. Certains entre-nœuds portent de douze à quinze branches ; à cause de leur gracilité, elles ne forment pas un ensemble compact. À labase de l’axe principal, les entre-nœuds calcaires ont 3 millimètres de hauteur ; plus haut, ils s’allongent sans dépasser 7 millimètres ; sur les branches principales, les plus grands entre-nœuds ont de 6 à 7 millimètres. Les polypes s’insèrent tout autour des branches (PI. I, fig. 4 et5), non seulement sur les ramifications du second ou du troisième degré, mais, en outre, surles branches principales et sur l'axe principal lui-même. Ces polypes sont de petite taille, la plupart ayant de Onm,5 à OMm8 de hauteur ; ils sont incurvés sur l’axe qui les porte (fig. 21). Sur beaucoup de branches, ils sont disposés suivant le cycle ES On en compte au moins une vingtaine par centimètre de longueur sur les ramifications du second et du troisième ordre.

Une forte cuirasse enveloppe ces polypes. Les spicules qui la constituent ont la forme d’écailles allongées, à bord antérieur assez régulièrement convexe, avec des dents fort développées (fig. 22 et 23); le bord postérieur est très irrégulièrement et profondément découpé ; on observe des verrues assez clairsemées à leur surface. La forme et la taille de ces écailles sont fort variées ; les plus grandes n’ont pas plus de 0mm,25 à à Omm28 de longueur et Om, de largeur. Les spicules de l'écorce ont des formes également diverses; la plupart sont en bâtonnets droits ou

arqués, plus ou moins trapus, de largeur tantôt uniforme, tantôt variée

ALCYONAIRES. 33

(fig. 24et 25), avec des contours très irrégulièrement lobés et des verrues

éparses à leur surface. Les plus grands sont presque aussi longs que ceux des polypes, mais leur largeur est toujours notablement moindre. Les tentacules sont également protégés par des spicules de mêmes caractères que ceux des polypes et qui dessinent un opercule presque aussi nettement indiqué que chez la Primnoisis antarctica (Studer).

A la base de beaucoup de polypes, on voit un œuf unique et volumineux. En outre, certains polypes, moins hauts, mais fréquemment plus larges que les autres,

en forme de dôme, sont presque complètement remplis par un œuf beaucoup D D UP EN ee 600 armature de spicules.

plus gros que ceux des polypes normaux et libre dans la cavité qui le contient. ILY a là, sans doute, un mode d’in-

Fig. 22-23. — Spicules des polypes. — Fig. 24-25. — Spicules de l’écorce.

Qt

Expédition Charcot. — GRAVIER, — Alcyonaires.

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à) cubation analogue à celui que présente la Wopsea gracilis Gravier et dont il est question plus loin.

Chez quelques coionies, J'ai observé la présence de galles d'aspect el de dimensions variés ; celle qui est représentée figure 26 est la plus grande de celles que J'ai examinées ; elle mesurait 32,6 de longueur et elle englobait la base de plusieurs branches issues de l’axe principal. J’ai trouvé à son intérieur trois Crustacés, dont un beaucoup plus grand que les deux autres. La surface de la galle en question est à peu près unie extérieurement et présente une grosse saillie sur le côté. D’autres galles du même ordre ont leur surface toute bosselée et comme formée par la paroi

de plusieurs polypes soudés ; ce sont

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