même les plus fréquentes. Elles con
Fig. 26. — Galle produite par un Crustacé tiennent le plus souvent deux (et parfois
parasite (1{sidicola antarctica Gravier).
davantage) parasites; quand il se trouve
plusieurs parasites à l’intérieur d’une galle, 1l n’y en à jamais qu'un seul de grande taille.
La Prinnoisis décrite ci-dessus, que J'ai proposé d'appeler Primnoists
formosa, se distingue nettement de toutes celles qui ont été décrites
jusqu'ici par Studer et Wright, IHickson, Thomson etRitchie et Kükenthal.
Genre MOPSEA Lamouroux.
Mopsea elongata Roule.
(PI. IV, fig. 17-19.) 1903. — Mopsea elongala Roule. Expédition antarctique française, 1903-1905. Alcyo-
naires, p. 5, PL. I, fig. 1, 2, 3, 4.
de
Trois fragments, — qui appartenaient peut-être à la même colonie,
cette espèce ont été dragués par le « Pourquoi Pas? » le 9 décembre 1909
ALCYONAIRES. 5
à l'ile Déception (Port-Foster), à 150 mètres de profondeur, sur un fond vaseux ; la température de l’eau au fond était de — 10,3. Le plus grand d’entre eux mesure 160,5 de hauteur ; la partie basilaire, détachée du support, se ramilie en fausse dichotomie ; les branches, longues et grêles, paraissent se développer dans un même plan etpresque parallèlement les unes aux autres (PI. IV, fig. 17).
A la base, l’entre-nœud calcaire a 3M%,5 de longueur et Omm,7 de dia-
SSD DS OS RE D D M OMOMO CON)
1° / Où RL PEN 0e À 0 = j°.
j do :
KE ES 24 0 g 29. 26. oz Fig. 27.— Un entre-nœud de l'axe calcaire, avec ses saillies disposées en séries longitudinales. — Fig. 28. — Partie inférieure d'un entre-nœud, plus fortement grossie. — Fig. 29. — Disposition des polypes dans la région moyenne des branches. — Fig. 39. — Un polype avec son armature de spicules.
mètre; la longueurde cette partie de squelette varie peu, mais le diamètre décroit dans les branches issues du tronc basilaire. Ces entre-nœuds eal-
eaires présentent des cannelures longitudinales peu profondes ; sur les
36 ALCYONAIRES.
saillies qui séparent les dépressions, se dressent des épines (fig. 27), inésalement espacées, alignées en séries longitudinales et beaucoup plus marquées sur les entre-nœuds des branches que sur ceux de la base. Sur les plus petites ramifications, ces épines sont insérées sur de véritables crêtes (fig. 28), comme dans legenre Acanthoisis Studer,mais moins nombreuses que chez ce dernier.
Les polypes sont insérés isolément en spires ; leur nombre, par unité de longueur, varie : dans la région moyenne des branches (fig. 29), il y en a une quinzaine par centimètre de longueur ; ce nombre devient plus élevé dans la partie terminale des branches, comme c'est généralement le cas chez les Alcyonaires ramifiés. Le parenchyme parait être relativement épais, surtout en certains points ; les branches sont noueuses: la cause de cet aspect sera expliquée plus loin. Les polypes sont assez fortement inclinés, en général, sur l’axe qui les porte ; ils sont peu saillants
lig. 29 et 30), car leur hauteur, au-dessus du parenchyme, dépasse rarement OMM,5, Ils sont recouverts complètement d’une solide cuirasse de spicules ; les tentacules, relativement bien développés, sont protégés, sur leur face externe, par dessclérites des mêmes types que ceux des polypes, mais plus petits et qui constituent une sorte de large opercule au calice.
Les spicules (fig. 31,32,33 et 34) ont la forme d’écailles à contour très profondément incisé et déchiqueté par endroits. La plupart d’entre eux sont considérablement renforcés par des saillies coniques, dont le développement est comparable aux dents du bord externe ; quelques-uns (fig. 34) sont moins fortement armés. Les plus grands ont jusqu’à 0"m,26 de longueur et Omm,10 dans leur plus grande largeur. Dans le cœnenchyme, on trouve surtout des spicules de forme très allongée, en bâtonnets plus ou moins arqués ou coudés (fig. 35, 36 et 37), avec des saillies de développement très inégal : la répartition de ces saillies est très irrégulière. La longueur de ces bâtonnets noueux peut atteindre O0mm,4,.
Cet Alcyonaire est à identifier avec la forme décrite par L. Roule sous le nom de Wopsea elongata rapportée par le «Français » de la première expédition antarctique française et provenant probablement de l’île Booth- Wandel. L'exemplaire étudié par Roule était aussiun fragment de colonie
mesurant de 20 à 25 centimètres de hauteur (PI. IV, fig. 18 et 19), bien
ALCYONAIRES. 37
moins incomplet cependant que les tout petits fragments provenant du « Pourquoi Pas ? ». J'ai pu m'assurer, sur l’exemplaire du «Français »,
Son. ‘F5.