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Fig. 31-34. — Divers types de spicules recouvrant les polypes. — Fig. 35-37. — Spicules du cœnenchyme.
que les entre-nœuds calcaires de la base, comme ceux des branches, présentent des épines disposées en séries longitudinales assez nombreuses dans larégionbasilaire, mais non inséréessur des crêtes saillantes, comme chez les Acanthoisis. D'après L. Roule, le port de la Mopsea elongata diffère de celui de la WMopsea dichotoma Lamouroux ; en outre, les polypes sont beaucoup moins serrés chez la première que chez la dernière. Ce caractère et celui qui est tiré de la présence d’épines en séries longitudinales sur les entre-nœuds calcaires rapprochent l’Alcyonaire en question de celui qui est décrit plus loin sous le nom de Votisis fragilis Gra-
vier ; peut-être ces deux espèces doivent-elles être rangées dans le même
38 AECYONANRES" genre. On ne pourra avoir d'opinion ferme à ce sujet que lorsqu'on aura pu faire la revision de la tribu des WMopseinæ. Provisoirement, le Gorgonidé des îles Booth-Wandel et Déception peut rester incorporé au genre Mopsea, qui parait être bien hétérogène. D'ailleurs on manque de renseignements touchant la présence ou l’absence d’épines sur les entre-nœuds de l'axe de diverses espèces de Mopsea. Toutefois, chez la Wopsea dichotoma, d'après Wright et Studer (4889): « /n the stem, the calcareous joints are slightly compressed in one plane and distinctly fluted longitudinally : sometimes, the ribs between the longitudinal furrows show sharp indented edges. »
Dans les parties renflées des branches qui ont, comme on l’a dit plus haut, un aspect noueux, on trouve toujours un, parfois deux œufs volumineux à chaque
polype ; quand il y en a deux, l’un d'eux
est beaucoup moins développé que lau-
tre. Ces œufs (fig. 38) sont libres de toute
Fig. 38. — Un œuf en place, à la base d'un
Dole, Re grace à une déchirure adhérence : quelques-uns d’entre eux ont au cœnencnyime. À : *
jusqu'à 0m 0 dendiamètre “IS "ont
parfois une forme allongée. Leurs dimensions sont considérables par
rapport à celles des polypes qui, à peu près aussi larges que hauts, nes
lèvent guère au-dessus du parenchyme à plus de 0Mm,5, IT s'agit 1er
d'un phénomène d’incubation. L’œuf ne reste pas à l’intérieur du polype dont il provient et qui ne peut plus l’abriter, faute de place, dans la der-
nière phase de sa croissance.
Mopsea gracilis Gravier.
(PI. VI, fig. 26-27.)
1913. — Mopsea gracilis Gravier, Deuxième Expédition antarctique française, 1908-
AD OMAIOINPAIERESE 39 1910. Alcyonaires (1e note préliminaire) (Bull. du Mus. d'hist. nalur., t. XIX, p. 454).
Plusieurs exemplaires de cette Wopseide proviennent d'un dragage fait à l'entrée de la baie Marguerite, entre l’île Jenny et la Terre Adélaïde (latitude :670 457$. ; longitude : 68033 W.), à 254mètres de profondeur, sur un fond de roches et de gravier. Aucun de ces exemplaires, qui ont tous pris dans l'alcool une couleur blane jaunâtre, n'est intact. Le moins incomplet a 6 centimètres de hauteur et 6,5 dans sa plus srande largeur (PI. VI, fig. 26). La colonie se développe dans un plan. L’axe principal, détaché de son support, a OMm,6 de diamètre à sa base ;
il porte de chaque côté des branches plus grêles
encore, assez largement espacées et n’alternant
pas régulièrement ; l’une des branches principales
se ramifie de la même facon. Un entre-nœud ne
porte qu'une ou deux branches, et tous n'en ont
pas ; on ne voit nulle partle nœud basilaire d’une
ramification se fusionner avec le nœud le plus voi-
sin de la branche qui la porte. L'ensemble est très
grêle, très lâche, etcependant il peut s'établir des 0"$ anastomoses entre les branches, (PL VI, fig. 26). Les entre-nœuds calcaires, dont la surface est unie, ont, à la base, 40,5 de longueur et, dans les branches, 6 millimètres au plus.
Une autre colonie, dont la ramification n'est conservée que d'un côté seulement, a 5,5 de hauteur; deux autres fragments encore plus réduits ont la même provenance que les précédents. 39
Fig. 39. — Disposition des
Les polypes sont insérés tout autour de l'axe (DIEM s. 27) etassez serrés les uns contre les POP de branches autres, plus dans la partie terminale que dans la région 1noyenne des branches (fig. 39). Les plus grands d'entre eux ne dépassent guère 1 millimètre de hauteur ; ils sont renflés au-dessous de leur sommet et élargis également à leur base. Un grand nombre d'entre
40 ALCYONAIRES.
eux sont incurvés fortement vers l’axe qui les porte. Ils sont entièrement recouverts par une cuirasse de spicules calcaires imbriqués qui, dans la partie supérieure seulement, sont disposés en séries longitudinales correspondant respectivement aux tentacules, formant ainsi un opercule octoradié au calice (fig. 46). Lesécailles du corps des polypes (fig. 40 et 41) ont
plus ou moins la forme d’un croissant; leur bord antérieur est nettement
Fig. 40-41. — Spicules recouvrant les polypes. — Fig. 42. — Spicule des tentacules. — Fig. 43-45. — Spicules du cœnenchyme. — Fig. 46. — Un polype avec son armature de spicules,
convexe ; leur contour est profondément et irrégulièrement déchiqueté ; leur face externe est renforcée de verrues plus ou moins nombreuses, de taille peu considérable, en général. De dimensions très variées, les plus grands ne dépassent guère Omm,22 en longueur et 0Mm,075 en largeur. Sur les tentacules, ces écailles deviennent des croissants étroits et fortement arqués, à contour crénelé (fig. 42), régulièrement emboîtés, à bord antérieur convexe.
Dans le cœnenchyme, l’armature est constituée par des spicules de
ALCHNONANERES" AI
forme allongée, dont la surface est toute hérissée de grosses saillies elles-
mêmes couvertes de petites verrues qui leur donnent un aspect chagriné
(fig. #4 et 45) ; quelques-uns sont arqués et grêles (fig. 43). De tailles très
diverses, ces spicules peuvent mesurer jusqu'à Omm,25 de longueur et de Onm,07 à Omm,08 de largeur maxima.
Outre les polypes dont il vient d'être question et qu'on peut qualifier
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