NU 7 DIRES
Fig. 69. — Spicule de la rangée marginale du calice. — Fig. T0. — Spicule de l'opercule. — Fig. 71. — Spicule de la base des polypes. — Fig. 72. — Spicule du cœnenchyme.
complètement (fig. 71). Le bord antérieur de ces écailles basilaires est convexe et finement crénelé ; la face interne est couverte de verrues de différentes tailles et de formes très variées. Le bord postérieur de toutes ces écailles est épaissi, déchiqueté. La partie de l’axe comprise entre les polypes est couverte d’écailles de formes diverses, les unes de forme assez allongée, les autres plus arrondies (fig. 72), avec des verrues plutôt moins drues que sur les écailles des polypes et sans bord postérieur épaissi. Toutes ont un nucléus bien apparent.
Je rapporte, avec réserve, ces Z’houarella à la Thouarella variabilis
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Wright et Studer, décrite un peu sommairement par ces auteurs, qui n’ont donné aucune figure d'ensemble de la colonie. Dans la figure 1, planche XXI de leur mémoire, la figure particulière correspondant aux écailles marginales est loin de présenter une aussi longue épine que chez l'espèce antarctique ; mais les caractères généraux et en particulier la forme rhombique ou parfois presque triangulaire de la partie basilaire des écailles marginales s'appliquent aux formes rapportées par le « Pourquoi Pas? ». Les auteurs disent du reste, — ce que je constate également ici, — que les épines des écailles marginales ont des longueurs très variables. Le nom rappelle d’ailleurs la variabilité de l’espèce, dans laquelle Wright et Studer distinguent trois variétés : {ypica, brevispinosa et gracilis.
Ce qui m'incite surtout à rapporter l’Alcyonaire en question à l’espèce de Wright et Studer, c’est la description et plus encore les figures données par W. Kükenthal, dans son mémoire sur les Alcyonatres de l'Expédition antarchique allemande.
L’exemplaire du « Pourquoi Pas?» (fig. 13, PI. IT) ressemble beaucoup à celui qui est figuré planche X, figure 3, dans le travail de Kükenthal. La ressemblance s’aceuse si l’on considère attentivement la figure 9 du texte, relative au polype et aussi, quoique à un moindre degré, lesfigures 10 (écaille marginale), 11 (écaille du corps des polypes) et 12 (écailles de l'écorce). Malgré la variabilité des caractères de cette espèce, — rappelée par son nom spécifique, — il est certain qu'à première vue on n’hésiterait pas à séparer spécifiquement des formes telles que celles des figures 13 et 14 (PE I), qui représentent les deux termes extrêmes de la série de formes de cette espèce que J'ai pu étudier. Et cependant, la similitude,
dans ces deux colonies, de l’armature des polypes, — à laquelle on attache aujourd’hui la plus grande importance, — ne justifie pas cette séparation. Je considère les formes compactes, en écouvillon typique, comme celle de la figure 14 (PI. TT) comme une variété de la forme typique qui serait celle de exemplaire correspondant à la figure 13 (PI. IT). Les colonies de Thouarella rapportées par le « Français » sont dans un état de conservation qui laisse fort à désirer, car les spicules ne sont plus intacts; 1l parait incontestable, toutefois, qu'on doive les identifier à la T’houarella
variabulis ; elles se rattachent plutôt à la variété compacte qu’à la forme considérée comme typique (PI. HE, fig. 13).
Cette espèce appartient au groupe de la Thouarella Kôüllikeri, fondé par W. Kükenthal, groupe entièrement antarctique ou subantarctique. Elle a été trouvée à l’île du Prince-Édouard et à l’île Heard à des profondeurs variant de 270 à 560 mètres; à la station du « Gauss », de 350 à 38» mètres de profondeur; en divers points de l'Antarctique sud-américaine, de 85 à 254 mètres de profondeur. Par suite des distances considérables qui séparent ces diverses stations, il est à présumer que la Thouarella variabilis a une aire très vaste de distribution dans les eaux antarctiques et subantarctiques, et il ne serait pas impossible qu'elle fût
même circumpolaire.
Thouarella longispinosa Kükenthal.
(PL. VII, fig. 35-36.) 1912. — Thouarella longispinosa Kükenthal. Die Alcyonaria der deutschen Südpolar- Expedition 1901-1903, p. 299, Taf. XX, fig. 1, Textfig. 1-3.
La Thouarella longispinosa Kükenthal est représentée dans la collection du « Pourquoi Pas? » par un seul exemplaire en bon état (PI. VIT, fig. 35) provenant du dragage fait le 15 janvier 1909, à l'entrée de la baie Marguerite, entre l’île Jenny et la Terre Adélaïde (latitude : 670 457$. ; longitude : 68° 33° W.), à 254 mètres de profondeur, sur unfondderoches et de graviers ; la température de l’eau au fond était de — 10,18 C. L’axe principal de cet exemplaire, dont la plus grande largeur est de 3 centimètres, mesure 10.m,5 de longueur ; ce n’est, peut-être, qu’une branche d'une colonie de taille plus considérable, car la base manque. Les branches grêles, toutes indivises, sont insérées tout autour de l'axe, à des niveaux différents, en général, mais très près les unes des autres ; l’ensemble qu’elles constituent est lâche, à cause de leur gracilité. La plus longue, dans la région moyenne de lapartie couverte de branches, est de 28 à 30 millimètres. Elles forment un angle aigu assez grand avec la partie de l’axe principal quiles surmonte.
Disposés le plus fréquemment par verticilles de 3, plus rarement de 2 ou de 4, les polypes prennent toutes les inclinaisons sur les branches
qui les portent, de 900 à 00; on compte 5 ou6 verticillespar centimètre de longueur (PI. VII, fig. 36). L’axe principal porte quelquespolypesisolés, qui deviennent plus nombreux dans la partie terminale. Ilexiste quatre écailles
Fig. 73-74. — Deux spicules de taille différente, de la rangée operculaire. — Kig. 75. — Spicule de la base des polypes. — Fig. 76. — Spicule du cœnenchyme.
dans chaque rangée longitudinale abaxiale de la cuirasse qui enveloppe le polype. Les écailles marginales (fig. 73) décroissent régulièrement de largeur de la base au sommet ; elles sont munies, sur la base interne,
d’une forte carène médiane antérieure, et, en arrière, de verrues assez
clairsemées ; les plus grandes ont jusqu'à Omm,6 de longueur et Omm,3 dans leur plus grande largeur ; les plus petites (fig. 74\ ont respectivement pour les mêmes dimensions 0mm,42 et Omm,12; le bord postérieur
ALCYONATRES. 63
est, chez toutes, profondément déchiqueté. Les plaques de l’opercule sont triangulaires, plus petites et n’ont pas plus de Omm,30 de longueur. Les écailles de la base des polypes (fig. 75) ont le bord antérieur convexe et le bord postérieur déchiqueté et épaissi ; les plus développées ont Omm,42 de longueur et 0mm,45 de largeur. Celles de l’écorce, entre les
re
verticilles, ont les mêmes caractères (fig. 76), mais leurs dimensions sont variées.
Je rapporte cet Aleyonaire à la 7’houarella longispinosa Kükenthal. IV a concordance presque parfaite entre les données de la diagnose de Kükenthal etles précédentes. Cependant, chez l’exemplaire de lAntaretique sud-américaine, la distinction entre une face antérieure et une face postérieure de la colonie manque absolument de netteté.
Cet exemplaire du « Pourquoi Pas? » est plus grand que celui du «Gauss », qui n'avait que 57 millimètres de hauteur. Cependant les branches de celui-ci paraissent être plus longues que celles de l’exemplaire de la baie Marguerite. Ainsi que le fait observer Kükenthal, cet Aleyonaire rentre dans le groupe de la Thouarella Hilgendorfi (Studer) etse range près de la Zhouarella laxa Versluys et de la Thouarella Tydemani Versluys.
IL est intéressant de trouver dans l'Antarctique sud-américaine une forme connue seulement jusqu'iei à la station du « Gauss » (Profondeur : 389 mètres).
Genre STENELLA Gray.
Sous-Genre DASYSTENELLA Versluys.
Stenella (Dasystenella) Liouvillei Gravier.
(PI. IL, fig. 9-11: PI. IV, fig. 20.)
1913. — Slenella (Dasyslenella) Liouvillei Ch. Gravier. Deuxième Expédition antarctique française, Alcyonaires (2e note préliminaire) (Bull. du Mus. d’hist. nalur., t XX p.90):
Un seul exemplaire de cette espèce a été dragué le 20 janvier 1909 à 176 mètres de profondeur, sur un fond de roches, de graviers et de vase, de £
dans la baie Marguerite ; la température de l’eau au fond était de 00,2 C. Cet exemplaire unique n’est malheureusement pas entier; la base et la
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partie supérieure manquent. La colonie se compose d’un axe principal dont la longueur est de 27 centimètres environ, tout autour duquel s'insèrent des branches grêles et indivises (PI. IE, fig. 9). L’axe principal est à nu dans sa région basilaire et aussi dans la partie terminale, où plusieurs branches également sont dépouillées de leur écorce vivante qui porte les polypes. La plupart des branches s’insèrent presque à angle droit sur Paxe principal ; dans la partie supérieure de la colonie, l'angle de l’axe prineipal et de celui des branches diminue progressivement à mesure qu’on s'approche du sommet, pour devenir finalement un peu inférieur à 450. Ces branches sont attachées isolémentsur la tige à tous les niveaux et non très uniformément ; cependant la densité de la ramification est assez homogène dans toute l’étendue de la colonie. Les branches de la partie inférieure de l'axe principal sont brisées à peu de distance de leur insertion ; celles qui sont restées entières, dans la région basilaire, ont 26 millimètres de longueur; dans la région moyenne, elles en ont une quarantaine ; près de Fextrémité libre, à 2 centimètres du sommet, elles ont 21 millimètres de longueur. Ces dimensions montrent que l’ensemble a la forme d’un fuseau très allongé, d'autant que les branches moyennes sont presque normales à l’axe principal, tandis que celles de la partie supérieure se relèvent vers le sommet de la colonie. Avec ses grandes branches indivises, grêles, peu serrées les unes contre les autres, étalées presque horizontalement dans les régions inférieures et moyennes, la colonie a un facies particulier, bien différent de celui des autres espèces du même genre. L'ensemble, avec ses ramifications si peu denses, a une physionomie qui rappelle celle de la T’houarella laxa Versluys et aussi celle de la 7Aouarella Tydemani Versluys.
Les polypes sont incurvés vers la tige et disposés très généralement en verticilles (PI. I, fig. 10 et 11 ; PI. IV, fig. 20). Dans certains verticilles, les polvpes sont tangents intérieurement à l’axe ; dans d’autres, ils s’en écartent notablement, tout en s’incurvant vers le sommet de la colonie. Ces diverses manières d'être des polypes se voient nettement dans les figures 77 et 78. 11 y a parfois des différences notables de taille parmi les polypes d’un même verticille. La disposition verticillée n’est d’ailleurs
pas la règle absolue; quelques rares polypes demeurent isolés ; en outre,
AE CHONPATRINS: C5
certains verticilles, surtout à la base des branches, sont incomplets et n'enveloppent pas entièrement l'axe. Il ya, en général, # ou 5 verticilles par centimètre de longueur sur les branches. Chacun d'eux est composé de # ou » polypes de dimensions variées ; les plus grands ont 2mm,2
mm 78 AE 2 79:
Fig. 77. — Région distale d’une branche avec ses polypes Fig. 79. — Un polÿpe avec son armaverticillés, — Fig. T8. — Région proximale de la même ture de spicules en écailles.
branche,
de longueur, Sur la rangée abaxiale, on compte sept écailles, compris la marginale.
Toute la face externe, convexe ou abaxiale, est couverte par deux rangées de grands sclérites en écailles (fig. 79); sur la face interne concave, dont aucune portion ne reste à nu, on remarque de chaque côté deux rangées de plaques semblables de forme à celles de la face abaxiale, mais plus petites. Il en résulte que, sur une section transversale du polype, il existe 6 écailles, 2 grandes abaxialeset autres, de dimensions moindres,
li i 9 Expédilion Charcot. — GrAvier, — Alcyonaires,
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latéro-adaxiales. Sur le bord, je ne distingue que 6 grandes écailles marginales et quelquefois » seulement. J'ai cherché, sur de très nombreux polypes, à fixer ce nombre ; mais la chose est très difficile, car il n’y a qu'un petit nombre de polvpes dont l'extrémité libre soit bien intacte.
A la partie antérieure des écailles marginales (fig. 80) est une pointe acérée ; la face interne est armée, dans la région distale, aiguë, de l’écaille, d'une carène médiane située dans le plan de symétrie, très développée, à bord libre tranchant. La partie moyenne et la partie inférieure sont couvertes sur la même face de verrues mamelonnées, de forme irrégulière, très serrées les unes contre les autres. Tandis que le bord de la partie antérieure est très mince et faiblement ondulé, celui de la partie postérieure est plus épais et présente de grandes échancrures avec des lobes ou des pointes de grande taille relativement. Ces écailles marginales sont, en général, plus saillantes sur lafaceabaxiale que sur laface opposée; les plus développées ont, en moyenne, 0mm,85 de longueur et Omm,50 dans leur plus grande largeur. Elles peuvent se rapprocher par la pointe, de facon à former au polype un toit conique ouvert dans la région centrale. En dedans de ces écailles marginales, 1l existe un opercule ; chez aucun des polypes, je n’ai pu discerner plus de » écailles operculaires qui ne paraissent pas, d’ailleurs, recouvrir entièrement le polype ; il est assez difficile d'en juger, parce que ces sclérites sont presque toujours relevés vers le haut dans les polypes où ils sont restés en place; mais je ne crois pas, en tout cas, qu'il yen ait plus de 6. Ces écailles operculaires sont aussi plus développées du côté abaxial que du côté opposé. Elles ont une forme plus allongée que les marginales (fig. 81) ; leurs bords latéraux sont presque rectilignes. Elles se terminent en pointe et sont munies également d'une carène interne moins étendue relativement que celle des marginales. Elles ont aussi, sur leur face interne, de nombreuses saillies verruqueuses, et leur bord postérieur est épaissi et irréoulier. Chez les plus grandes, la longueur est, en moyenne, de Umm,55 et leur largeur maxima, Omm,25.
En arrière des écailles marginales, les sclérites sont encore étirées en avant.et possèdent une petite carène tranchante sur la face interne ; cette
pointe médiane antérieure s’atténue d’arrière en avant. Les écailles dela
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région moyenne du polype prennent la forme représentée par la figure 82. Presque demi-elliptiques, leur bord antérieur est régulièrement et finement denté ; leurs bords latéraux présentent quelques faibles sinuosités;
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