‹ AlcyonaireChapitre 21 sur 38 · ONE HE · texte numérisé non relu

ONE HE

1878. — Caligorgia ventilabrum Studer, Uebersicht der Anthozoa Alcyonaria welche während der ReiseS.M.S. «Gazella » um die Erdegesammelt wurden (Monalsber, der künigl. preuss. Akad. der Wissensch. zu Berlin, p. 647).

1889. — Caligorgia ventilabrum Wright and Studer, Report on the Alcyonaria. Reports on the scientif. Resulls of the Voyage of H. M.S.« Challenger », Zoology, vol. XXXI, D: 718:

1906. — Caligorgia ventilabrum Versluys, Die Gorgoniden der Siboga-Expedition. IT, Die Primnoidæ, p. 74, fig. 83 et 84 dans le texte.

Deux colonies de cette espèce ont été recueillies par le « Pourquoi Pas ? » ; toutes deux sont ramifiées presque dès leur base, régulièrement, suivant le mode dichotomique, sensiblement dans le même plan, en éventail. L'une d'elles (PI. VI, fig. 30) provient d'un dragage dans la baie Marguerite, au sud de l’île Jenny (latitude : 680 O1”S. ; longitude : 68000’ W.)à230 mètres de profondeur, latempérature de l’eau au fondétant 00,4 C.; elle a une hauteur de 11 centimètres; sa largeur maxima a sensiblement la même étendue. L'autre colonie a été extraite dans les mêmes parages (dans la baie Marguerite), à 176 mètres de profondeur, sur un fond de roches, de graviers et de vase, la température de l’eau au fond étant de 00,2 C. Le tronc de la première colonie donne naissance à deux branches principales, dont l’une se bifurque presque à son origine; l’autre, à 12 millimètres du point de séparation avec la précédente, se comporte de même. La première branche présente, dans certaines de ses ramilications, cinq bifurcations successives ; dans celles de l’autre, il n’y en a jamais plus de quatre. Les ramifications ultimes, dans les branches les moins divisées, ont jusqu’à d centimètres de longueur ; dans les plus divisées, cette longueur s’abaisse à moins de 2€m5. La diminution de calibre est peu considérable du tronc aux dernières ramifications qui chevauchent légèrement l’une sur l’autre dans la région moyenne.

La disposition des polypes est verticillée. Dans les dernières ramifications, le nombre des polypes, à chaque verticille, est le plus généralement de»; ce nombre passe à 8, 9 et même 10 dans les ramifications de la base,

notamment au niveau des bifurcations et immédiatement au-dessous de

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celles-ci. Sur les branches terminales, 1l ÿ a en moyenne 6 verticilles par centimètre de longueur. Même dans les ramifications ultimes, cette dis-

position n’a rien d’absolu ; on ÿ rencontre d'assez fréquentes anomalies.

Up)

Fig. 109-110. — Anomalies dans la disposition verticillée des polypes; dans la figure 110, deux polypes

accolés forment un verticille intercalaire incomplet.

Deux de ces dernières sont représentées dans les figures 109 et 110. Dans la figure 109, on voit un polype isolé s'intercaler entre deux verticilles voisins ; dans la figure 110, deux polypes accolés appartenant à an verticille intercalaire incomplet. Lesmêmes figures montrent les inégalités de développement dans les polypes d’un même verticille. Au-dessus du point de bifurcation, le verticille de l’une des branches est fréquemment incomplet sur la face qui regarde la seconde branche. Sur les grosses branches de la base, la disposition verticillée n’est pas plus altérée que sur les ramifications terminales. La portion conservée du tronc est très

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courte. Dans ce premier exemplaire, elle est réduite à son axe ; la couche vivante des polypes n’a pas été conservée.

Quant à la seconde colonie, elle mesure 14 centimètres de hauteur, et elle devait avoir sensiblement la même largeur à l’état vivant ; elle est un peu déformée et repliée sur les côtés, par suite d’un long séjour dans un

ni DE, Pre DOG re Fig. 111. — Galice vu par le sommet silué au contact immédiat de la tige, dont la section est ici couverte de hachures. — Fig. 112. — Un des sclérites du sommet du calice.

récipient cylindrique trop étroit. Les ramifications de ce second exemplaire sont relativement moins nombreuses, en général, que celles du premier ; l’une des ramifications ultimes a plus de 7 centimètres de longueur. Une partie du tronc, longue de 3 centimètres, est conservée et recouverte de polypes. Les verticilles ont les mêmes caractères, sur les ramifications de divers ordres, que dans l’exemplaire précédent ; il en est de même sur le tronc, où ils sont toutefois un peu plus distants les uns des autres que dans les autres parties de la colonie. En contact immédiat les uns avec les autres dans toute leur étendue, les polypes d'un même verticille, à symétrie bilatérale très nette, se recourbent vers la tige, de sorte que les verticilles qu'ils constituent sont renflés dans la partie moyenne. Vus par la face supérieure, les polypes sont recouverts par des

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plaques oblongues qui formentune sorte d’opercule (fig. 111). Ces sclérites (fig. 112), dont les plus grands ont Omm,25 de longueur et Omm, 14 de largeur maxima, se terminent en pointe mousse à l'extrémité supérieure ; leur face externe est armée de crêtes très saillantes, longitudinales, à bord libre fortement et irrégulièrement crénelé.

A leur base, sur la face interne, on voit de grosses verrues de formes et de dimensions très variées, couvertes elles-mêmes d'aspérités orientées dans tous les sens. Le bord postérieur est très déchiqueté.

De section circulaire, le corps du polype est recouvert sur sa face ex-

terne ou abaxiale d’écailles imbriquées

CRM

disposées. en séries longitudinales

Fig. 113. — Un calice avec son armature

de sclérites. assez régulières (fig. 113), dont on

compte habituellement 6 rangées complètes. La partie antérieure de ces écailles dessine comme une

Lig. 114, — Une des écailles recouvrant le corps des polypes.

sorte de coupe fortement comprimée, à bord irrégulièrement ondulé; en

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arrière, la face interne est couverte de grosses verrues de même facies

que celles des selérites de l’opercule, mais beaucoup plus drues, qu’on

n'aperçoit pas dans l’écaille de la figuré 114, vue par sa face externe; le bord postérieur est profondément et très irrégulièrement découpé; elles ont en moyenne 0,21 de longueur et 0,50 de largeur.

Les écailles marginales, qui ont leur bord antérieur plus saillant que celle des autres rangées, ne recouvrent pas celles de l’opereule. La face interne ou adaxiale du polype (fig. 115) reste en

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