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UNE

Fig. 116. — caille de l'écorce, vue par la face interne.

cédentes, mais qui se réduisent à partir du sommet et qui paraissent

se disposer en deux rangées incomplètes, de sorte qu'il y a, seulement

au sommet du polype, 8 rangées de sclérites. La séparation entre les

Expédition Charcot. — GrAvier. — Alcyonaires.

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polypes et l'écorce, au-dessous des verticilles, manque en général de netteté; on peut dire que le nombre des écailles de chaque rangée du corps des polypes est d'une dizaine.

Les écailles corticales ne sont pas disposées en rangées longitudinales ; elles sont imbriquées également, mais de tailles diverses; les plus grandes ont des dimensions supérieures à celles du corps du polype ; elles ont jusqu'à 02m,26 de longueur et 02,34 de largeur. Leur bord antérieur convexe est à bord irrégulièrement lobé (fig. 116); sur leur face interne, elles ont de nombreuses verrues très serrées les unes contre Îles autres, de dimensions très variées, qui se réduisent de taille dans la région avoisinant le nucléus. Outre ces écailles, on trouve dans l'écorce des sclérites d’un toul autre fa- 9 718. cies : ce sont tantôt des bâtonnets plus ou = moins tordus (fig. 117), tantôt des sclérites

offrant l’aspect de deux bâtonnets fusion-

90 r Q x il è nés plus ou moins complètement (fig. 118),

tantôt des sclérites sans forme définie, avec des bras orientés dans tous les sens (fig. 119). Tous sont pourvus de grosses verrues inégalement réparties, qui ne diffèrent pas essentiellement de celles des selérites dont il a été question plus haut.

Avec sa forme nettement ramifiée

Fig. 117-119. — Divers types de sclérites de l'écorce. dans un plan, ses polypes disposés

cénéralement en verlicilles, parfois isolés ou groupés en verlicilles incomplets, ses écailles opereulaires bien développées, à extrémité distake arrondie, non surplombées par les écailles marginales, ses sclérites cor-

ticaux différents de ceux du corps des polypes, irrégulièrement imbriqués,

ALCYONAÏRES. OI

de tailles inégales, l’Aleyonaire décrit ci-dessus se range dans le genre Caligorgia Grax. I me paraît devoir être rapporté au Caligorqia ventilabrum Studer décrit en premier lieu par Studer etensuite par J. Versluys, d'après un fragment du type conservé à Berlin. Au point de vue de l'aspect de l’ensemble, il y a quelque différence entre le type de l'espèce et les deux exemplaires provenant de la seconde expédition antarctique française, ce qui tient peut-être au moindre développement de ceux-ci, vraisemblablement plus jeunes que le spécimen étudié par les auteursprécités. D'après Studer, la colonie tvpe du Caligorqia ventilabrum a de 30 à 39 centimètres de hauteur. La ramification est {typiquement dichotome dans les deux formes. Le nombre des polvpes d'un verticille, sur les branches les plus minces, est de 4 ou 5: sur les plus fortes, de 6; suivant Versluys, sur les dernières, il s’élèverait à 8; c'est ce que je trouve ici. Ni l'un n1 l’autre de ces auteurs ne signalent de polypes isolés, ni de verticilles incomplets, comme ilenexiste sur les exemplaires de l'Antarctique. J. Versluys rappelle que, sur les branches les plus fortes, la disposition reste verticillée, ce qui est propre au Caligorqgia ventilabrum. Chez les autres espèces du même genre, la disposition devient tout à fait irrégulière sur les grosses branches. Sur 1 centimètre de longueur, on compte 7 ou 8 verticilles chez le tvpe de l'espèce ; ici, je n’en trouve que 6. Versluys indique la présence de 7 selérites sur chacune des # rangées abaxiales complètes. Studer en mentionne 9, c'est ce que J'observe chez les deux exemplaires de l'Antarctique. Chez l'exemplaire tvpe, comme chez ceux du « Pourquoi Pas? », l’opercule peu saillant compte 8 plaques, les adaxiales étant plus petites que les autres. Il 4 a également concordance dans la forme générale et l’armature de verrues des selérites. Un trait caractéristique du Caligorqia ventilabrum tvpe qui se retrouve chez les colonies de l'Antarctique est la présence, sous les grandes écailles corticales, de selérites de taille moindre. Ces petits sclérites corticaux sont exceptionnels chezles Caligorgia ;i1s sontsurtout développés chezles Primnoides et les Primnoella. 3. Versluys dit qu'ils sont plus arrondis et plus régulièrement variqueux chez le Caligorgia ventilabrum que chez la Primnoella australasiæ, par exemple. Ici, ces sclérites prennent les aspects

les plus divers ; il en existe même de fort allongés (fig. 117 et 118).

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Malgré ces quelques différences, qui n’ont qu'une importance relative, je crois devoir rattacher les deux Caligorqra de l'Antarctique au Caligorgia ventilabrum, dont l'aire de répartition se trouve singulièrement élargie. Le type a été recueilli par la « Gazelle » au nord de la Nouvelle-Zélande, à la profondeur de 162 mètres, sur un fond de sable. Aucune espèce du même genre n'a été rapportée par les expéditions antarctiques récentes, sauf par le « Gauss », qui a dragué, à la station du même nom, à 385 mètres de profondeur, une autre forme, le Caligorgia antarctica Kükenthal, bien différente de la précédente et de toutes les autres Caligorqgria par son mode de ramification qui lui donne l’aspeel d’un buisson et par les caractères de ses spicules. La plupart des espèces de C'aligorgia vivent dans les eaux profondes de l’océan Indien et de l’océan Pacifique. On ne connaît jusqu'ici que deux espèces des mers antarctiques : celle du « Gauss » et celle du « Pourquoi Pas ? ».

Famille des MURICEIDÆ Nerrill.

Genre ACANTHOGORGIA Gray.

Acanthogorgia Thomsoni Gravier.

(PI. VIII, fig. 39-42; PI. IX, fig. 50)

1913. — Acanthogorgia Thomsoni Ch. Gravier. Deuxième Expédition antarctique française (1908-1910). Alcyonaires (2e note préliminaire) (Bull. du Mus. d'hist. nalur., t. XIX, p. 592).

Le « Pourquoi Pas ? » a rapporté deux exemplaires de cet Acanthogorgia. Une première colonie se trouvait dans les matériaux du dragage du 12 janvier 1910, fait à 460 mètres de profondeur, sur un fond de vase sableuse avec de nombreux cailloux, en bordure de la banquise (latitude : 700 107$. ; longitude : 789 30° W.) ; sa hauteurest de 31 millimètres ; sa plus grande largeur, de 27 millimètres (PI. VII, fig. 39). Cetexemplaire bien intact, se compose d’un axe principal sur lequel se sont développées, d'un côté, deux branches, de l’autre, une branche unique, toutes situées presque dans le même plan. Les polypes, relativement très grands, sont distants les uns des autres, à peu près également répartis, plus serrés à

l'extrémité des branches que le long de celles-ci. Ce qui donne à cette

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colonie une physionomie très spéciale, c’est que presque tous les polypes présentent la même orientation, comme si quelque tropisme puissant et permanent les avait obligés à croitre dans une direction unique (PI. VII, fig. 39 et 40). Comme ils sont insérés tout autour de l’axe qui les porte, quelques-uns d'entre eux, pour prendre lamême direction que les autres, se sont fortement coudés. Au point de vue des tropismes, on ne peut songer 1ei à l’action de la lumière, qui, à 460 mètres de profondeur, ne saurait être agissante, même si certaines radialions pénètrentà ces profondeurs, comme le donneraient à penserles récentes mesures de B. Helland- Hansen sur le « Michael Sars ». Il s'agit vraisemblablement ici d’une adaptation aux conditions spéciales du milieu où vivait la colonie en question.

La seconde colonie provenait du dragage du 20 janvier 1909, dans la baie Marguerite, à 176 mètres de profondeur, sur un fond de roches, de gravier et de vase; de beaucoup plus grande taille que la précédente, une partie restreinte de cet exemplaire était vivante au moment où il fut recueilli (PI. VIE, fig. 42). L'une des ramifications de second ordre, brisée au sommet, a plus de 15 centimètres de longueur. Sur la base très élargie, détachée de son support, se sont développées trois branches principales soudées à leur origineet deuxautres, moins importantes. L'une des grandes branches a ses ramifications principales sensiblement disposées dans le même plan ; elle est rompue dans sa partie terminale, de même que ses ramifications principales. Tout est mort et couvert de polypes hydraires. La branche extérieure à celle-ci, moins forte, est cassée tout près de sa base et complètement morte aussi. La troisième grande branche prineipale a également ses ramifications de premier ordre orientées presque dans un même plan et d’un côté uniquement. La base seule de ces ramificalions est vivante : le reste est mort depuis longtemps etenvahi par des Éponges, des Polypes hydraires, des Bryozoaires. Les ramifications tertiaires prennent toutes les directions, notamment dans des plans perpendieulaires au plan des ramifications de premier ordre et toutes presque du même côté. L'une des deux autres branches, beaucoup plus courte, présente des ramifications de premier ordre et toutes presque du même côté. L'autre branche enfin, beaucoup plus courte, présente des ramiltica-

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tions dans diverses orientations etse soude par deux branches transversales avec l’une des ramifications de la branche principale voisine. Les polypes ont les mêmes caractères que dans l’autre colonie de dimensions plus restreintes ; très largement isolés les uns des autres, leur partie terminale est de teinte plus foncée, presque noire, ce qui tient surtout à la couleur des tentacules; ils sont aussi un peu plus courts que dans l’autre colonie, car les plus grands n’ont pas plus de # millimètres de hauteur. Ceux de la première colonie (PI. VITE, fig. 41), non rétractiles, ont une forme grêle ; ils peuvent atteindre 5 millimètres de hauteur, la largeur maxima étant de 1 millimètre. De forme cylindrique, ils s’élargissent un peu dans leur partie terminale, au niveau des tentacules qui sont rabattus vers le centre, mais non de façon à former un opercule régulier à 8 lobes. Sur l'axe principal, on voit deux ébauches de bourgeons en voie de développement; il en existe une autre sur la plus grande branche. Leur paroi mince laisse voir les cloisons par transparence. Les spicules du corps des polvpes sont disposés obliquement à la surface du corps de ce dernier, qu'ils ne recouvrent pas entièrement (fig. 50, PI. IX). Certaines parties de la paroi restent à nu; à la partie supérieure, ces spicules s’alignent de plus en plus nettement vers le haut, de manière à former, à la base des tentacules, 8 crêtes séparées par des vallées assez profondes. A

chaque arête, il existe, en général, 3 ou 4 grands spi-

cules à extrémité distale très saillante (fig. 120). Ces

Fig. 120. — Un ds opands spicutes, non aplatis, sont coudés; les plus grands spicules cou- D dés du sommet ) développés ont Mrm30Nde ongueurMeti0mm, (dés

leur plus grande largeur, au niveau du coude. La partie distale, la plus longue (0mm,80), présente de petites saillies assez peu nombreuses ; la partie proximale (0mm,50), des verrues plus grosses et plus nombreuses. Un grand nombre de ces spicules coudés sont brisés dans la plupart des polypes, de

sorte qu'il est difficile d'indiquer d'une manière certaine Île nom-

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bre normal de ces spicules dans chacun des 8 groupes qu'ils constituent. Les tentacules sont couverts de spicules incurvés, à surface beaucoup plus raboteuse que celle des précédents, avec des verrues nombreuses, de tailles diverses; qui donnent un profil très irrégulier à la

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