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travaux en l’espace de vingt années (de 1495 à 1515), et la mort surprit Alde lorsqu'il imprimait d’autres importants ouvrages, tels que Pausanias, etc., et en laiss£it d’autres, tels que Galien, en préparation.
On a vu qu’en dehors des classiques grecs et launs, Alde publia aussi des classiques nationaux : Pétrarque parut en 1501, et Dante l’année suivante. La mort l’empêcha de mettre au jour le Décaméron de Boccace, dont il a revu le texte lui-même. C’est François d’Asola qui l’imprima en! 522, et, dans son épître dédicatoire, il rappelle la part due à son beaufrère dans cette publication :
« Il y a longtemps que cette œuvre, appelée le Dé- « caméron de l'excellent M. Giovanni Botcaccio, « ramenée à son état primitif et restituée dans sa vé- « ritable leçon par feu mon beau-frère Alde Manuce « le Romain, de glorieuse mémoire, aurait paru, « si la mort, cette importune et fréquente perturba- «trice des pensées humaines, ne s’y ctait pas oppo- « sée. C’est elle, en frappant à l’improviste Alde « Maauce, qui est cause que non-seulement cet ou- « vrage, mais aussi beaucoup d’autres dignes d’é- « loges et entrepris par cet homme qui durant sa « vie n'eut d'autre souci plus grand que de faire « jouir les vivants des trésors littéraires, demeurè- « rent suspendus (1). »
(4) « Gran tempo ha chella (sic) presente opera, chiamata il Deca-
Parmi ses principaux collaborateurs, dont plusieurs étaient ses commensaux, et que Manni compte au rang des correcteurs de l’imprimerie d’Alde, puisque la plupart d’entre cux recevaient des éroluments, on compte Aleandro, qui était alors dans l’ordre des mineurs, et depuis devint cardinal; le savant crétois Marc Musurus ; Alcyonio que l’on a accusé d’avoir détruit le traité de Cicéron de Gloria, pour anéantir la trace des emprunts qu’il en avait faits dans son écrit intitulé : Wedices legatus, sive de Erilo; Benedetto Tyrrheno, Jean Grégoropulos, beaufrère de Musurus, Démétrius Chalcondyle, l’un des plus savants grecs réfugiés à Venise, et plusieurs autres Grecs, ainsi qu'il est dit dans les préfaces de Pausanias (1); enfin, Érasme (2), bien qu'il s’en soit
merone dello eccellente M. Giovanni Boccaîcio, nel suo primo stato, et alla sua vera et sana leltione ridotta, si come al presente ὁ, dalla ricordevole memoria di M. Aldo Manutio Romano mio cognato, sarebbe gtata n'andata fuori, sella morte, de’ pensieri humani spesse fiate importuna perturbatrice, inteérposta non vi si fusse : la quale, allo’ mproviso assalendolo, fu cagione che, non solamente quesla una, ma eliandio molle altre lodevoli impres: da lui, come da quegli che mentre visse niuna altra cura che di giovare à viventi hebbe maggiore, ad utilità delle lettere, et de gli studiosi di quelle cominciate, imperfeite rimanessero. »
(1) x... Συμπραττόντων αὐτῷ (Aldo) καὶ συνεργούντων τῶν ἐν ’Eveτίησι φιλοσοφούντων τῆς Ἑλλαδιχῆς Μούσης τροφίμων. » (Préf. de Musurus adressée à Jean Lascaris en tête de l'édition de Pausanias, 1516).
(2) Érasme nous dit, dans le Catalogus omnium Erasmi lucubrationum, placé à la suite de ses Adagia, qu'après leur achèvement il s’occupa d'autres travaux littéraires sur Térence, Plaute et Sénèque, dont il corrigea exactement les textes sur les anciens manuscrits, et qu'il les laissa à Alde pour les utiliser comme il l'entendrait.
11 reconnait cependant, dans sa léttre à Hayon Hermann, datée de