‹ Alde Manuce et l'hellénisme à VeniseChapitre 37 sur 103 · SUR LES MEMBRES DE L'ACADÉMIE ALDINE · texte numérisé non relu

SUR LES MEMBRES DE L'ACADÉMIE ALDINE

AGATHÉMÉROS. WVoy. Bonpini.

ALCIONIO où ALcyonio [Alcyonius] (Pierre).

Né à Venise en 1487, mort à Rome en 1527. Savant correcteur de l'imprimerie d’Alde, et plus {tard professeur de grec à Florence et à Rome. Il avait été un des plus fervents auditeurs de Musurus, après la mort duquel il chercha, mais en vain, à lui succéder dans la chaire vacante de littérature grecque à Venise. Il écrivait en latin avec beaucoup d'élégance et une grande pureté de style. |

Son jeune âge s'oppose à ce qu'il ait fait partie de l'académie Aldine dès sa fondation. (Voir aussi plus haut, p. 414.)

Alde porte sur lui ce jugement: « Mordax ac ma- « ledicus, ac pudens magis quam prudens. »

ALEANDRO (Gzrolamo).

Né à Motta dans le Trévisan, en 1480, mort à Rome en 1542, âgé de soixante-deux ans moins treize jours, suivant l'inscription latine de son tombeau. Alde nous donne (préface de l'Odyssée d'Homère, 1504) ce renseignement ignoré des biographes, que le père d’Aleandro était un grand philosophe et un excellent médecin.

Très-savant dans les langues anciennes, dans les mathématiques, dans l’anatomie et dans la musique, Aleandro acquit de bonne heure une réputation solide.

* Alde lui dédia son édition d'Homère de 1504, et l'épitre dédicatoire qui s'y trouve en tête n’est qu’un long panégyrique en l'honneur d’Aleandro (voir plus haut, p. 266). Il se lia d'amitié avec Érasme et l’aida dans la publication des Adages (1508) ; il demeurait alors avec lui dans la maison d'André d’Asola, et fut nourri à la table d’Alde qui l’employait comme correcteur. 1] concourut aussi à la préparation de la première édition des Moralia de Plutarque, donnée par Alde en 1509. Appelé cette année par le roi Louis XII pour enseigner le grec, aux honoraires de cinq cents écus d’or, il fut nommé recteur du collége des Lombards, et en 1512 recteur de l’Université de Paris, d’un commun consentement, bien qu'il n’eût pas pris le degré de docteur. Aleandro fut aussi le principal promoteur des études hébraïques en France.

Une violente épidémie lui fit quitter Paris. Le pape Léon X le nomma bibliothécaire du Vatican (1519), et lui conféra la mission de combattre Luther à la diète de Worms. Clément VII le fit archevêque de Brindes et l’envoya en France en qualité de nonce. Il accompagna François [ἢ dans son expédition en Italie, et fut fait prisonnier à la bataille de Pavie. Le pape Paul ITT récompensa ses grands services par le chapeau de cardinal, en 1538.

André d’Asola lui dédia le quatrième volume de son édition de Galien (1525).

Aleandro avait composé lui-même son épitaphe en deux vers grecs :

[ « Je meurs sans regret, je ne serai plus témoin de tant de maux pires que la mort »|.

Il ordonna aussi, dans son testament, qu’on gravât sur son tombeau en lettres d’or :

In legationibus meis nunquam munus accepi.

Les cardinaux Bembo et Gambara furent ses exécuteurs testamentaires.

Sa bibliothèque, léguée à un couvent de Venise, fait aujourd’hui partie de celle de Saint-Marc.

ApostoLios (Aristoboulos, plus tard ARsÉNIoS).

Né en Crète, mort à Venise en 1535, fils de Michel Apostolios, philosophe platonicien, réfugié en Italie après la prise de Constantinople (voir plus haut, p. 57-58 et 83).

Il descendait par sa mère du comte de Corinthe Théodose. Il perdit son père étant encore en bas âge. D'abord diacre en Crète, sous le nom d’Aristoboulos, il vint ensuite à Rome en 1504, et se convertit au catholicisme. Entre 1506 οἱ 1511, il s'empara de force de l’archevêché grec de Monembasie (Laconie), grâce à l’appui des Vénitiens, alors maîtres de cette ville, et s’y maintint quelque temps, malgré les anathèmes du patriarche de Constantinople. C’est sans doute à ce moment qu’il prit le nom d’Arsénios, circonstance qui fut cause que certains écrivains ont pensé que cet Arsénios était un personnage différent de celui d’Aristoboulos Apostolios et en ont fait le frère de celui-ci (1). Dépossédé de son évêché, il vint à Venise où 1] publia en grec, en 1534, les Scolies d'Euripide. I] avait déjà

(1) Cette question a été élucidée par M. Const. Sathas, dans son bel ouvrage ‘sur la littérature néo-hellénique (Νεοελληνιχὴ φιλολογία), ou Biographies des Grecs savants, 1453-1821. Athènes, 1868, in-8.

ἠλδἔ APPENDICE.

donné, avant 4522, un choix des plus belles pensées des philosophes, empereurs, orateurs et poëtes, en grec, ouvrage dédié au pape Léon X, imprimé sans lieu ni date, mais à Rome, par Calliergi, 2 part. en 1 vol. in-8. On a encore publié sous son nôm Violetum ou linia (Arsenti Violetum, etc.; Stuttgart, 1832), ouv'age inachevé de son père et complété par lui (voir plus haut, p. 58).

AvANz10 (Girolamo).

Né à Vérone. Professeur de philosophie à Padoue vers 4493. 11 se consacra plus spécialement à l’étude de Catulle et de Lucrèce, et publia chez Alde l'édition .de Lucrèce en 1500 et celle de Catulle en 1502. André d’Asola fit paraître, en 1517, Sénèque et Ausone, préparés par Avanzio.

ΒΕΜΒΟ (Pierre).

Né à Venise en 14470, mort en 1547. Son père, Bernard, sénateur vénitien, possédait une belle bibliothèque et vivait encore en 1514 plein de vigueur, quoique âgé de quatre-vingt-un ans (voyez à la p. 391 ce que Alde dit de lui). Bembo étudia le grec à Messine sous Constantin Lascaris, et enseigna ensuite la philosophie à Padoue. L'amour des lettres lui fit prendre l’habit ecclésiastique. Il fut l’un des membres les plus actifs de l’académie Aldine et des plus dévoués à Alde. En faisant la révision du texte des Cose , volgari de Pétrarque, pour l'édition de 1504, Bembo tenta avec Alde de régulariser l'orthographe italienne. C'est à lui aussi qu’on attribue l'invention du point et

virgule et de l’apostrophe. Comblé d’honneurs et de bénéfices, 1] fut nommé secrétaire intime de Léon X, après la mort duquel il se retira des affaires pour ne se livrer qu’au culte des Muses. 1] accepta néanmoins la charge d’historiographe de Venise et de bibliothécaire de Saint-Marc. Élevé au cardinalat par Paul ΠῚ, 1l renonça aux lettres profanes.

Bembo est l’un des restaurateurs de la latinité cicéronienne. Ses écrits en italien sont pleins de goût. Alde Manuce imprima son Dialogue de Ætna, en 1495, et ses Gi Asolani, en 1505. Ce dernier écrit, sur la nature de l'amour, eut une grande vogue; il est dédié par Bembo à Lucrèce Borgia, dont la bienveillance pour lui fut, dit-on, extrême.

Bembo avait réuni une précieuse bibliothèque dont Alde s’est beaucoup servi; elle fut léguée au Vatican.

Alde ne Jui dédia que son édition de Virgile, de 1544; mais André d’Asola mit sous son patronage celles de Cicéron et de Plutarque (1519).

Bozzani [Bolzanius] (Urbano-Valeriano).

Né à Bellune en 1440, mort à Venise en 1524.

D'après les actes publics, son vrai nom était Urbano dalle Fosse. Il était religieux de l’ordre des Mineurs, et c’est pour cela qu’il est plus particulièrement connu sous le nom de Frère Urbain (Fra Urbano). Il devint professeur de grec de Jean de Médicis, qui fut plus tard pape sous le nom de Léon X ; il accompagna le doge André Gritti dans une ambassade à Constan-

tinople , et fit à pied le voyage de la Grèce, de la :

Palestine, de l'Égypte et de la Syrie.

Dès l’année 1496, il est désigné dans la préface du

Thesaurus seu Cornucopiæ comme collaborateur d’Aîïde (1).

En 1497, il fit paraître chez Alde /nstitutiones græcæ grammaticæ. C'est la première grammaire grecque publiée en latin, et elle n’est nullement la traduction de celle de Lascaris.

Il aida aussi Érasme pour ses Adagia. |

Frère Urbain était un homme d’un grand mérite. Il fit des leçons publiques sur la langue et la littérature grecques à Venise, où il mourut dans une pauvreté volontaire, par humilité chrétienne.

Il était l'oncle du célèbre érudit Ptertus Valerianus, ou Valeriano Bolzani, surnom que celui-ci prit pour lui et donna aussi à Urbain, en mémoire de la ville de Bolzano, dont le père d’Urbain était naüf.

(Voir Vie d’Urbano (en italien), par Lucien Doglioni, chanoine de Belluno; Belluno, 1784, in-4, 46 pp. — Son Éloge funèbre par Alb. di Castrofrancano; Venise, 1524, in-4.)

Bonnini ou ΒΟΝΡΕΝΟ (Alexandre).

Savant médecin de Venise. Il se donna le nom grec d’Agathéméros ou celui d'Evhéméros, qui offrent la traduction de son nom italien. Il seconda efficacement Alde, surtout dans sa grande édition d’Aristote, ainsi qu'Alde nous le dit dans l’épître dédicatoire du premier volume (1495), adressée au prince Albert de Carpi : « J’ai eu pour me seconder dans cette œuvre « beaucoup de très-savants collaborateurs, à l’aide

(1) « Multa enim addidi, plurima immutavi, adjuvante interdum Urbano, divi Francisci fratre optimo : a quo brevi habebitis quas summa cura ac doctissime composuit in græcam linguam introductiones. »

« desquels elle s'offre aux lecteurs très-correcte. L'un « de ces collaborateurs est Alexandre Bondini, qui « excelle autant dans les arts que dans la médecine « et aussi dans la science du grec. C’est lui qui a « écrit en grec la préface imprimée à la suite de la « mienne. »

Alde lui dédia un opuscule médical de Nic. Leoniceno : de Tiro seu Vipera, imprimé en 1497.

Braccio [Brasichellensis| (Gabriel).

Le seul renseignement que j'aie pu découvrir sur lui, c'est qu'il était associé avec trois autres personnes pour l'exploitation d’une imprimerie à Venise où parut, en 1498, la première édition grecque des Lettres de Phalaris : ex ædibus Barth. Justinopolitani, Gas. BRasIcHELLENSIS, Joannis Bissoli et Benedicti Mangii Carpensium.

Canace [Canalis ou Decanalis] (Paul).

Né vers 1483, mort en 1508, à l’âge de vingt-cinq ans. Îl appartenait à une famille patricienne de Venise et figure parmi les membres fondateurs de l'académie Aldine. Sa faible santé ne résista pas à l’excès du travail. Voici le jugement qu’en porte Érasme : « J'ai « vu à Venise Paul Canale, jeune patricien destiné à « un brillant avenir, si la mort n'avait pas envié à la « terre un pareil génie. 1] est mort phthisique pen- « dant mon séjour ici (4). » Peu avant sa mort, il s'était fait camaldule.

Canale ne laissa aucun ouvrage ; mais, d’après ce

(1) « Venetiis vidi Paulum Canalem patricium, juvenem summis re-

que Egnazio raconte dans ses Racemationes, il aurait fait un travail sur la mythologie (de Genealogia deorum). Voir aussi Morelli.

CARTÉROMACHOS. Voy. FORTIGUERRA.

CHALCONDYLAS (Démétrius).

Né à Athènes vers 1423, mort à Milan en 1510. Élève de Théodore Gaza et condisciple d’Ange Politien, il professa à Florence et ailleurs. C'est lui qui fit la révision des textes des premiers livres grecs imprimés en Italie, tels que Homère, à Florence (1488), Isocrate (1493) et Suidas (1499) à Milan. Alde l’appelle « l'illustre restaurateur de l’éloquence grecque » ; 1] lui dédia son édition d’Euripide, de 1503 (voir plus haut, p. 257).

Coccio SABELLICO. Voy. SABELLICO. :

Decapyos (Justin).

Originaire de Corfou. Il prit part aux travaux d’Alde dès la fondation de son imprimerie. L'une de ses premières impressions, le Psautier, en grec, fut publiée avec une préface de lui. (Voir plus haut, p. 58-61.)

Doucas (Démétrius).

Originaire de Crète. Il a soigné le texte de l’édition

bus natam, nisi mors illud ingenium terris invidisset. Is phthisi periit me illic agente. » Epistola ad Jodocum Gaverum.

ACADÈMIE ALDINE. 449

originale des Rhetores græci, publiée par Alde en 1508 (voir plus haut, p. 314).

Ecnazio (Jean-Baptiste).

Né à Venise en 1473, où il mourut en 1553. Son nom de famille était Cipelh, auquel, on ignore pour quel motif, il substitua celui d'Egnazio. :

Voici la notice biographique que lui avait consacrée mon ancien ami si regretté, M. Le Roux de Lincy, secrétaire aussi zélé que savant de notre Société des Bibliophiles français, dans son beau livre des Recherches sur Jean Grolier (Paris, 1866, in-8), p. 50-51 :

« Il eut pour maître le célèbre Politien, pour con- « disciple Léon X, qui ne cessa de l’honorer de sa « bienveillance et de sa protection. Après être entré « dans les ordres, Egnaze professa les belles-lettres « à Venise, avec un tel succès, que la République « 16 choisit pour un de ses notaires. Plusieurs fois il « voulut cesser son enseignement, le grand conseil* « s’y opposa ; et quand, affaibli par l’âge, il obtint de « se retirer, les appointements qu'il recevait lui furent « continués jusqu’à sa mort.

« Egnaze est auteur de plusieurs livres de littéra- « ture et d'histoire : 1] a écrit des commentaires sur « Suétone et sur les historiens Augustes ; il a com- « posé une histoire des Turcs et trois livres sur les « Césars de l’ancienne Rome (1).

« En 1515, Egnaze, qui était regardé comme un des hommes les plus éloquents de la République de

(1) M. Le Roux de Lincy ἃ commis ici une légère erreur.

Venise, fut chargé d'aller complimenter Francois I‘. Pour le récompenser du panégyrique qu'il prononça dans cette circonstance, le roi lui fit cadeau de la chaîne d’or qu'il portait, et lui envoya plus tard une médaille commémorative de la victoire de Marignan. Egnaze fut depuis lors un des chauds partisans de la France, et lui demeura fidèle jusqu'aux dernières années de sa vie. En 1540, il publia une édition nouvelle de son poëme à la louange de François [°', qu’il augmenta d’une dédicace à ce roi et d’un morceau relatif aux guerres soutenues par les rois de France contre les Sarrasins. Ce fut d’après les conseils de Grolier, son bienfaiteur, qu'il fit cette addition.

« Cette édition nouvelle eut beaucoup de retentissement. Elle excita la colère de Charles-Quint, qui se plaignit au pape Paul III et au gouvernement de Venise. Paul ΠΠ n’aimait pas la France. Il fit agir fortement contre Egnaze, si bien que celui-ci fut sur le point de perdre ses places et sa liberté. François ἴδ᾽ n’abandonna pas son panégyriste : 1] lui offrit un refuge ainsi qu’une position supérieure

« à celle qu'il occupait; mais les amis du vieux pro-

fesseur l’emportèrent sur le rancuneux empereur ; le calme se rétablit peu à peu, et Jean-Baptiste Egnaze put terminer tranquillement sa vie dans sa patrie, au milieu de ses études et de ses livres. Il mourut en 1553, âgé de quatre-vingt-trois ans (lisez quatre-vingts ans). »

Il est désigné dans les statuts de l'académie Aldine

comme prêtre (πρεαδύτερος.)

Le premier de ses écrits est l'éloge de Benoît Pru-

gnolo, professeur à Vérone (Oratio in laudem ‘Be-

ACADÉMIE ALDINE. δι

nedictt Prunul, etc.), imprimé par Alde en 1502 (voir plus haut, p. 222).

Il accompagna de ses Commentaires plusieurs éditions publiées par Alde et ses successeurs, telles que : Cicéron, Ovide, Suétone, et il a donné ses soins à la révision du texte des ouvrages suivants : Valère- Maxime, Lettres de Pline, Lactance, l'Apologétique de Tertullien, Aulu-Gelle, les Scriptores historiæ Augtæ, Eutrope, Celse.

Une grande intimité existait entre lui et Alde, qui le désigna dans son testament pour être un de ses exécuteurs. L’épitre dédicatoire qu'Egnazio mit en tête de son édition de Lactance de 1515, renferme un éloge sincère et éloquent de son ami (voir plus haut, p. 400).

Après la mort d’Alde, il continua à donner ses soins, avec le même zèle, aux publications d'André d’Asola et de ses fils, telles que Suétone, de 1516, Cicéron, de 1517, Celse, de 1528, Tertulhien, de 1535.

Egnazio s’occupa aussi particulièrement de l’éducation du jeune Paul Manuce.

Ses autres ouvrages sont :

4° Oratio habita in funere Nicolai Ursin:; Venetiis, 1509, in-4.

2° Ad Franciscum hujus nominis primum, De eius in ltaliam... adventu, deque clarissima ex Helvetiis Panegyricus. Mediolan:, 1515, in-4. Ce panégyrique, en 541 vers latins, a été réimprimé à Paris, en 1546, in-4, et en dernier lieu aux frais de François d’Asola, en 1540, in-4, sous un nouveau titre et avec des augmentations (voir le Manuel de Brunet),

3 De Cæsaribus libri à dictatore Cæsare ad Constantinum Palæoloqum: hinc à Carolo magno ad

Mazximilienum Cæsarem (imprimé à la suite de Historiæ auguslæ scriptores (Venise, Alde, 1516 et 1519). Ce livre a été traduit en français par Geofroy Tory : Summaire des chroniques contenant les vies, gestes et cas fortuits de tous les empereurs d'Europe, depuis Jules César jusques à Maximilien, dernier décédé, etc.; Paris, G. Tory, 1529, pet. in-8, et Paris, Ch. l’Angelier, 1544, in-8. /

ἃ, De exemplis virorum illustrium Venetæ civitalts , aique aliarum gentium. Venetiis, 1554, in-4.

Cet ouvrage a valu à Egnazio le surnom de Valère Maxime vénitien.

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