‹ Alde Manuce et l'hellénisme à VeniseChapitre 4 sur 103 · PORTRAIT D’ALDE MANUCE · texte numérisé non relu

PORTRAIT D’ALDE MANUCE

Le portrait d’Alde Manuce nous a été conservé par les soins pieux de son petit-fils, qui en a décoré plusieurs de ses éditions, et particulièrement celle de Cicéron qu'il donna en 1583, en 10 volumes in-fol., où sont réunis les trois portraits des Alde : celui d’Alde l'Ancien, celui de Paul Manuce et celui d’Alde le jeune; les deux différentes marques de l'ancre et du dauphin y sont aussi reproduites. ἡ Dans l’épitre en tète de l’édition des Lettres de Paul Manuce, imprimée à Venise en 1574, Alde le jeune, fils de Paul, annonce son intention d'imprimer le portrait de son aieul sur toutes les éditions qu’il publiera, pour mieux les distinguer des autres. Mais il ne tint pas exactement cette promesse qui aurait pu détourner les contrefacteurs mieux que des priviléges faciles à reproduire.

Le plus parfait de tous ceux que l’on connaît est celui dont je donne ici une reproduction réduite d’après une gravure italienne en fatlle-douce, d'une extrème rareté, qui fait partie de ma collection de portraits. Sa ressemblance est parfaitement conforme aux portraits que nous avons de lui, gravés en bois ou sur cuivre, qu'on voit en tète de quelques-uns des livres de l'imprimerie aldine. Sa supériorité sur tous les autres peut faire supposer qu'il fut exécuté par Giulio Campagnola, qu’Alde estimait beaucoup, puisqu'il lui recommanda, dans son testament, de perfectionner la gravure de celui de ses caractères qu’il affectionnait de plus.

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