‹ Alde Manuce et l'hellénisme à VeniseChapitre 42 sur 103 · COMITÉ GREC · texte numérisé non relu

COMITÉ GREC

réunies maintenant, afin de donner le plus de publicité possible à une souscription qui, venant au secours du malheur, doit plaire à tous les Français. -

« M. Coray, dont le nom et les vertus sont connus et appréciés dans toute l'Europe, est chargé de distribuer les secours aux Grecs quise trouvent à Paris. Le surplus des fonds sera emplové à fournir à la nation grecque toute l’assistance que les circonstances permettront. |

« Les fonds seront adressés, à Paris, chez MM. André et Cottier, banquiers, rue Cadet, n° 9:

M. Ternaux et fils, place des Victoires, n° 6;

M. À. Firmia Didot, rue Jacob, n° 24;

Aux bureaux des journaux de la capitale ;

Et à la Revue Encyclopédigue, rue d’Enfer Saint-Michel, n° 18,

« S'adresser pour les informations à M. Christodoulos Clonarès, rue du Colombier, n° 25 (1).»

Mais , après tant de commotions politiques en Europe, la révolution gretque avait éclaté dans les circonstances les plus fâcheuses, et 1] fallait agir avec prudence pour calmer les inquiétudes des gouvernements qui partout, et plus particulièrement en France, redoutaient tout ce qui pouvait agiter les esprits. Il fallait se concilier les sentiments généreux de Charles X, et rallier le clergé catholique à une cause qui était celle de l’humanité contre la barbarie et de la chrétienté contre l’islamisme ; c’est donc sous la protection de Fénelon que je crus devoir mettre cet appel, et l'intérêt qu'inspirait le grand nom de la Grèce , son

(1) Lors de mon second voyage à Athènes, en 1819, mon excellent ami Clonarès, qui avait fait à Paris de longues études de droit οἱ de jurisprudence, était président de l’Aréopage.

péril et son courage lui créèrent des protecteurs influents, et décidèrent la tardive alliance de l’Angleterre, de la France et de la Russie, qui sauva la Grèce et lui permit de reprendre le cours de ses destinées.

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