‹ Aldéhydes et produits aldéhydiques employés en pharmacie. Thèse présentée au concours d'agrégation (Section d'histoire naturelle et pharmacie)Chapitre 13 sur 31 · OC*H · texte numérisé non relu

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Enfin, l’alcoolate est à son tour décomposé par l’acide sulfurique pour donner du chloral

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Enfin, l’eau transforme le chloral en son hydrate.

Outre ces réactions, il s’en produit d’autres qui fournissent du chlorure d’éthylène, du chlorure d’éthylène chloré, du chlorure d’éthylidène, etc...

Dans l’industrie, la préparation du chloral consiste à préparer l’alcoolate de chloral, puis à transformer celui-ci en chloral, puis en son hydrate.

L’alcool est introduit dans un ballon de verre, et on y fait Passer un courant de chlore préparé par la méthode industrielle. Ce passage du chlore doit être soigneusement surveillé pour éviter l’élévation de température brusque du mélange et au ssi la formation de produits accessoires qui diminuent d’autant le rendement. Dans les fabriques de chloral, on Prolonge le passage du courant pendant dix à quatorze jours fluand on opère sur 60 kilogrammes d’alcool absolu. On doit, au début, refroidir l’alcool; puis, quand la réaction se ralentit, ° n élève peu à peu la température à 60°; puis, vers la fin,

à 100°. Quand le liquide devient complètement soluble dans l’eau, l’opération est terminée. On laisse refroidir le produit de la réaction, qui se prend en masse.

Pendant toute cette opération, il se dégage de grandes quantités de HCl ; on les dirige dans des flacons contenant de l’eau, qui les absorbent.

Pour faciliter l’absorption du chlore, on peut ajouter à l’alcool, comme le recommande Springmuhl, de l’iode : 1 partie pour 100 d’alcool. Page recommande l’emploi du chlorure de fer cristallisé.

Transformation de l’Alcoolate de Chloral en Chloral.

L’alcoolate de chloral est mélangé, dans un appareil émaillé, peu à peu de son volume d’acide sulfurique, et on chauffe en mettant la partie supérieure en communication avec un réfrigérant à reflux. Pendant l’ébullition, il se dégage de l’acide chlorhydrique. Quand le dégagement est terminé, on admet que la réaction est opérée et que l’alcoolate est transformé en chloral.

On soumet alors le liquide à la distillation fractionnée, et on recueille ce qui passe jusqu’à 100°. Le distillatum est soumis à une nouvelle rectification, et on recueille ce qui passe audessus de 94° et qui constitue le chloral pur.

Transformation du Chloral en Hydrate de Chloral.

Cette transformation se fait en ajoutant au chloral l a quantité d’eau théorique, soit 12,2 p. 400. La combinaison s’opère avec un grand dégagement de chaleur. Quand I e mélange est encore chaud, on le coule sur des plaques en

porcelaine, où il se solidifie, et c’est sous cette forme qu’on le délivre souvent dans le commerce.

• Il contient cependant encore quelques impuretés dont on peut le débarrasser par cristallisation, soit dans le chloroforme en ayant soin que l’évaporation se fasse très lentement, soit dans le sulfure de carbone ou la benzine.

Le chloral du commerce se présente, soit sous la forme de plaques ou de cristaux; il fond à 57° et se volatilise à 97°,5.

La solution aqueuse est neutre au tournesol et ne précipite pas les sels d’argent solubles.

L’acide nitrique l’oxyde et le transforme en chloropicrine et acide trichloracétique, avec dégagement de vapeurs nitreuses.

Caractères analytiques du Chloral.

Le chloral doit se dissoudre complètement dans l’eau sans laisser de gouttelettes huileuses; les solutions aqueuses de chloral portées à l’ébullition avec du zinc ou additionnées de zinc et acide sulfurique, précipitent par le nitrate d’argent ; le précipité est soluble dans l’ammoniaque et est constitué P a r du chlorure d’argent.

Les alcalis caustiques décomposent le chloral; la solution devient trouble: il y a mise en liberté de chloroforme et formation de formiate alcalin.

Un volume de solution de chloral plus un demi-volume de lessive de soude donne à l’ébullition une coloration rouge à fluorescence verte; si on étend de beaucoup d’eau, la coloration disparaît, mais la fluorescence persiste.

H fournit avec les bisulfites alcalins des combinaisons

cristallisées.

Mélangé à chaud avec de l’acide azotique et du chromate a cide de potassium, il produit une coloration bleue que AzH J fa it passer au rouge et la soude au vert clair.

Mélangé avec le camphre, il se liquéfie.

L’hydrate de chloral du commerce contient souvent de l’acide chlorhydrique libre que l’on recherche au moyen du nitrate d’argent et Az0 3 H.

On y rencontre aussi, souvent, de l’alcoolate de chloral. Pour le rechercher, certains auteurs conseillent de traiter le chloral suspect par l’acide azotique, qui fournirait dans ce cas des vapeurs nitreuses; ils conseillent aussi d’essayer de produire la réaction de l’iodoforme.

Ces deux réactions ne sauraient indiquer si ce corps renferme de l’alcoolate de chloral, car l’hydrate, qui en est exempt, fournit ces deux réactions. Il est préférable, pour cette recherche, de chauffer le produit incriminé dans un tube de verre; la volatilisation doit être complète, et, de plus, les vapeurs sont inflammables s’il y a de l’alcoolate.

Dosage du Chloral.

Le dosage du chloral repose sur l’action des alcalis sur ce corps; la réaction qui donne du chloroforme et du formiate est représentée par l’équation

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