‹ Aldéhydes et produits aldéhydiques employés en pharmacie. Thèse présentée au concours d'agrégation (Section d'histoire naturelle et pharmacie)Chapitre 14 sur 31 · CO + KOH · texte numérisé non relu

CO + KOH

Une molécule de potasse transforme donc une molécule de chloral, soit 147, en chloroforme et formiate; par suite, un centimètre cube de solution normale de soude décompose 0,147 de chloral, ou à 0,165 de chloral hydraté.

Pour effectuer le dosage du chloral d’une solution, on prélèvera 10 centimètres cubes de cette solution, et on ajoutera une quantité de soude normale beaucoup pl uS

CCP

k 4- CHO.OK.

grande que celle qui est nécessaire pour effectuer la réaction.

Après quelque temps de contact, on ajoute du tournesol, puis de l’acide sulfurique normal jusqu’à virage au rouge. Si le nombre de centimètres cubes de soude normale est 50, celui d’acide sulfurique n, (50— n) représentera la proportion de soude nécessaire à la décomposition du chloral de la solution, et la quantité de ce dernier sera

Le dosage est très exact, à condition que la soude employée soit en quantité suffisante et que le contact se prolonge assez longtemps.

Action physiologique.

Le chloral hydraté est un sédatif puissant du système nerveux, moteur et sensitif.

A faible dose, 1 à 4 grammes, il excite la sensibilité, produit un sommeil calme et durable sans aucun des accidents qui accompagnent l’ingestion du chloroforme ou de l’opium. A dose élevée, il diminue la sensibilité jusqu’à l’anesthésie complète ; mais c’est avant tout comme hypnotique qu’il faut le considérer. Dans l’économie, il est transformé en chloroforme et en formiate en partie, tandis que l’autre passe à l’état d’acide chloralurique.

Pendant longtemps on avait attribué l’action hypnotique et anesthésique à ce mode de décomposition du chloral lui donne du chloroforme; mais on a reconnu depuis qu’il se produisait aussi une faible quantité de chloroforme et qu’il fallait lui attribuer une action hypnotique propre.

Il est en outre antiseptique, propriété qu’il doit à la pré* sence du groupe aldéhydique; jusqu’à présent, ce pouvoir antiseptique n’a pas été utilisé.

Le chloral anhydre est rarement employé en raison de ce

que son maniement est moins commode que celui de l’hydrate. Il possède du reste les mêmes propriétés que son hydrate, puisque, arrivé dans l’économie, il se transforme en celui-ci.

Il existe enfin une modification isomérique du chloral nommée métachloral ou chloral insoluble, que l’on obtient en chauffant le chloral anhydre sous pression.

A défaut d’appareil permettant de chauffer sous pression, on peut arriver au même résultat en faisant réagir l’acide sulfurique à 66° sur la moitié de son poids d’hydrate de chloral. Le liquide se sépare en deux couches : la supérieure se solidifie au bout de deux ou trois semaines et constitue le métachloral impur.

On la pulvérise et on lave à l’eau jusqu’à ce que celle-ci ne précipite plus par le chlorure de baryum. Le magma obtenu est séché en. présence du chlorure de calcium, et constitue le métachloral.

C’est une poudre blanche, d’odeur éthérée piquante, possédant les mêmes propriétés chimiques générales que le chloral, se décomposant comme lui en chloroforme et formiate et repassant à l’état de chloral anhydre sous l’influence d’une température de 180°.

Il est insoluble dans l’eau, le chloroforme, l’éther, l’alcool, et possède des propriétés antiseptiques qui le font préférer au chloral hydraté en raison de son inaltérabilité et de la forme solide qu’il revêt.

Chloraiamide.

Le chloral possédant la fonction aldéhydes jouit comme ceux-ci de la propriété de pouvoir s’unir à un grand nombre de corps. On sait, en particulier, que les aldéhydes s’unissent à l’ammoniaque pour donner des produits cristallisés qui

peuvent être considérés comme des monamines; il en est de même avec le chloral qui fournit le chloral ammoniaque

C = O + AzH 3 = \

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