C°H B CO - C0*C*H B + H*0 = C*H B .0H + CO* + C»H‘ - CHO
Les aldéhydes aromatiques possèdent les propriétés générales des aldéhydes gras, mais ils s’en distinguent cependant par une résistance plus grande à l’action des oxydants.
L’ammoniaque réagit sur eux d’une façon particulière et donne des produits de condensation résultant de la soudure de trois restes aldéhydiques à un atome d’azote :
CH* - CHO + 2AzH 8 = (C e H‘CH) 3 Az + 3H*0.
Le cyanure de potassium les aldolise en solution alcoolique et fournit des produits de condensation désignés sous le nom de benzoïnes :
2C°H B — CHO = C B H B — CHOH - CO - C*H‘.
Enfin, les aldéhydes aromatiques réagissent sur les aldéhydes cétones acides de la série grasse, pour donner naissance à
des aldéhydes acétones, acides non saturés avec élimination d’eau. Ces condensations s'effectuent sous l’influence de la soude, acide chlorhydrique en solution aqueuse, anhydride acétique, chlorure de zinc.
Aldéhyde benzoïque ou Benzylal phényl méthanal
L’aldéhyde benzoïque a été découvert en 1803 par Martres et préparé à l’état pur par Wœhler et Liebig.
Il se produit dans le dédoublement de l’amygdaline, glucoside contenu dans les amandes amères; sous l’influence d’un ferment soluble, l’émulsine. On obtient, en outre, de l’acide cyanhydrique et du glucose, comme l’indique la réaction suivante :
G so H ,7 Az0 11 + 2H*0 = C°H 1S 0° + CAzH + C‘H“COH.
La présence de l’eau est nécessaire, comme on le voit, pour la production de cette réaction.
L’amygdaline se rencontre non seulement dans les amandes amères, mais aussi dans les noyaux de prunes, de cerises, d’abricots, de pêches, ainsi que dans les feuilles du lauriercerise et de pêcher, mais en moindre quantité que dans les amandes amères. On pourrait donc extraire ce corps, par distillation avec de l’eau, de toutes ces substances préalablement broyées. On emploie, pour cette préparation, à peu près uniquement les amandes amères, en raison de leur rendement supérieur.
Du reste, ce mode de préparation de l’aldéhyde benzoïque ou essence d’amandes amères est de moins en moins employé et la majeure partie de l’aldéhyde benzoïque employé en pharmacie est préparée synthétiquement. On peut le pré-
parer par les procédés généraux utilisés pour l’obtention des aldéhydes, tels que distillation du benzoate de calcium ou du formiate, ou par oxydation de l’alcool correspondant, alcool benzylique; mais le procédé le plus généralement suivi consiste à oxyder le chlorure de benzyle par le nitrate de plomb en présence de l’eau et à l’ébullition. Il se produit d’abord de l’alcool benzylique qui s’oxyde en présence de l’acide azotique mis en liberté
C'H'CH*C1 + (AzO s )*Pb + 2H’0 = 2C 6 H 8 C = 0 + 3H ! 0 + PbCl*.
La réaction est terminée au moment où le dégagement de vapeurs nitreuses cesse de se produire.
L’aldéhyde benzoïque est un liquide incolore, à odeur agréable; il se dissout dans l’alcool, l’éther, en toutes proportions, et bout à 179,6; sa densité à 15° est 1,05.
Au rouge, il se dédouble en benzine et oxyde de carbone; l’hydrogène naissant le convertit en alcool benzylique
C 6 H 8 C = 0 + H‘ = C 8 H 8 CH s 0H.
Le chlore, Je brome, le transforment en chlorure de benzoïle
C°H 8 - CO + Cl* = C°H 8 C0C1 -+• HCL.
Il fournit avec le bisulfite de soude une combinaison cristallisable.
L’oxygène de l’air le transforme en acide benzoïque /H
C“H 8 - CO + 0 = C e H 8 C0.0H.
L’ammoniaque le transforme en hydrobenzamide 3C e H 8 COH + 2AzH s = (C 8 H 8 CH) 8 Az ! + 3H*0 sous l’influence du cyanure de potassium, et à chaud, l’aidé-
hyde benzoïque subit l’aldolisation et se transforme en benzoïne