OH - C'H* - CH*0H + 0 = H
Au lieu de préparer ce corps par oxydation de la saligénine, on peut tout aussi bien l’obtenir en soumettant à l’action du mélange chromique étendu d’eau la salicine, qui est le glucoside de la saligénine.
Quand la réaction spontanée est terminée, on chauffe doucement et on distille jusqu’à ce que le produit distillé ne soit plus laiteux.
L’aldéhyde salicique se rassemble au fond du récipient sous la forme d’une huile qu’on sépare par décantation.
L’aldéhyde salicylique ne paraît préexister dans l’ulmaire non plus que dans les autres plantes du même genre qui fournissent ces corps par distillation.
Si, en effet, on traite ces plantes par l’alcool, on ne peut en retirer de l’aldéhyde salicylique qui, cependant, se dissout facilement dans ce corps.
Il en résulte que ce corps prendrait naissance par une réaction semblable à celle qui fournit l’aldéhyde benzoïque.
Ce corps peut être obtenu synthétiquement :
1° Par hydrogénération de l’acide salicylique
c,h <cm= c,h <™°+ h ’‘>;
2° En faisant réagir la soude sur un mélange de chloroforme et de phénol
CHC1 3 + C 6 H‘0H + 3NaOH = 3NaCl + H 2 0 + C 6 H‘^°
Ce procédé (*), qui est très général, s’applique à la préparation de tous les aldéhydes phénols et fournit deux isomères que l’on sépare par distillation fractionnée.
On obtient enfin encore une quantité notable d’aldéhyde salicylique dans la préparation de l’acide nitrosalicylique ( 2 ).
L’aldéhyde salicylique récemment distillé est une huile incolore, qui se colore rapidement en rouge au contact de l’air; il possède une odeur aromatique agréable, rappelant celle de l’aldéhyde benzoïque. Il est soluble dans l’eau; beaucoup plus dans l’alcool, l’éther.
Les oxydants le transforment en acide salicylique. Les alcalis le dissolvent en formant un dérivé sodé ou potassé que l’on peut obtenir aussi en faisant réagir ce corps sur l’alcool sodé.
Le dérivé sodé ainsi obtenu réagit à chaud sur les iodures alcooliques ou sur les chlorures acides, pour donner naissance aux éthers correspondants.
L’essence d’ulmaire a été employée en thérapeutique et elle posséderait, d’après M. Hannon, des propriétés diurétiques énergiques.
(*) Reimer et Tiemann, D. Ch. G., 1876, p. 423 et 824. ( ! ) Phipson, Compte rendu, LXXXIV, p. 1024.
Vanilline CH 8 —OCH 8 \CHO
Aldéhyde méthyIprotocatéchique.
La vanilline se rencontre dans les fruits de diverses vanilles et on peut enlever mécaniquement celle qui cristallise à la surface de ces fruits.
ün rencontre aussi ce corps dans plusieurs orchidées, dans le benjoin, dans les mélasses de betterave, mais en très faible quantité.
Autrefois, on obtenait ce corps en traitant les gousses de vanille par l’éther. Par évaporation, on obtenait 1,5 à 2 p. 100 de vanilline.
Ce mode de préparation est aujourd’hui abandonné complètement, et toute la vanilline se prépare par synthèse.
On peut l’obtenir en oxydant l’alcool coniférylique ou la coniférine par le mélange chromique
/C 8 H‘0H (1) COOH /CHO