‹ Alexandre Dumas. [Edité par] Hippolyte ParigotChapitre 16 sur 95 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

unit', de souple développement, d'ordonnance dramatique (Y. le voyage des mousquetaires à Calais), de bravoure, de vigueur, d'élégance et de belle humeur. De l'histoire du xvii0 siècle, voilà le mensonge charmant, à la française, .le vous dis que ces quatre compagnons résolus et adroits résument les traits essentiels de notre terroir. Seul Athos parait aujourd'hui un peu fatal et romantique. Mais Porthos, le bon géant vaniteux et simple, mais d'Artagnan, l'avisé Gascon, c'est l'allégresse, le sens, et le charme même du peuple que nous sommes. Pour Aramis, il est inspiré de génie. Ce mousquetaire abbé accuse une touche si finement élégante, que je ne vois rien dans le roman historique qui lui puisse être comparé. Une autre lois, Dumas a eu la main aussi heureuse ; et ce fut quand il crayonna le duc de Richelieu de Mademoiselle de Belle- Islc. Si Aramis, si Richelieu ne furent pas véritablement ainsi, ils eurent tort. Ils n'ont pas seulement de la race : c'est la race même aristocratique et alerte. Encadrant ces ligures, les études de mœurs abondent. De son pinceau tranquille et copieux Dumas anime les mémoires et le roman bourgeois du temps. Il y met le mouvement, y prodigue l'esprit. Maquet indique les sources, où il se plonge en riant. Peu d'événements, peu d'aventures extraordinaires : il faut le noter pour une fois. Mais des tableaux et une atmosphère vivante. L'antichambre de M. de Tré-

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