‹ Alexandre Dumas. [Edité par] Hippolyte ParigotChapitre 4 sur 95 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

même encore celle de la poudrière de Soissons par Alexandre Dumas, fils de Dumas, a La force poussée à ce point, écrit-il à la fin d'un portrail de Porthos endormi, c'esl presque de la divinité '. » El Porthos fait un somme!

L'époque où est né Humas ne dormait pas. Napoléon ne lui eu laissait pas le loisir. Le merveilleux et l'admirable se sont multipliés depuis douze années. La Révolution, Brumaire, l'Europe sillonnée, domptée, conquise, les vastes pensées, les Ion • gués caravanes, les marches forcées sur les capitales, et puis les retraites de là-bas, Moscou, Waterloo, quelle pâture pour l'imagination des enfants du siècle, qui grandissent rêveurs et sédentaires sous la paix des Bourbons, dans l'atmosphère de la légende! Il est là, Lui, toujours Lui, debout sur le seuil des temps modernes; il symbolise la force, fatale et géniale; il cristallise ces infinies velléités de l'âme française inquiète; il personnifie ce besoin de fatalisme, cette croyance au hasard, et les mille superstitions latentes que l'histoire, depuis 1789 jusqu'en 1815, avait singulièrement excités. Dumas, qui est aristocrate par son père, et dont la mère eut à souffrir de l'ingratitude de Bonaparte, est à plusieurs reprises sévère et dur à Napoléon. Et tout de même, il est peuple : cette ligure l'attire; il est superstitieux : elle le hante. Il

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