VOLEURS ET VOLÉS
L'auteur consacre trois chapitres à l'étude du vol en
Russie, de ce qu'il appelle le <■ vol à la manière des Spartiates •• ou encore le « vol en plein air, qui s'exerce avec patente, commission du gouvernement, brevet de l'empereur ». — On n'oubliera pas que ceci fui écrit en 1858-59.
Le surlendemain, je rerus une invitation à dîner de mon ami; son bailli était arrivé.
J'eus soin de mesurer la dose de kummel, de château-yquem et de vin de Champagne à mon homme, de manière à lui délier la langue sans l'embarrasser.
Je m'arrêtai juste à point. Mon ami nous quitta; j'interrogeai mon homme; il poussa deux ou trois soupirs, et, d'un ton mélancolique :
— Ah ! mon frère ', dit-il, les temps sont bien changés, et les choses ne se passent plus maintenant avec la même simplicité qu'elles se passaient autrefois. Le paysan devient rusé et donne du fil à retordre à ceux qui ont le malheur d'avoir affaire à lui.
— Contez-moi cela, mon cher pigeon % lui dis-je,