‹ Alexandre Dumas. [Edité par] Hippolyte ParigotChapitre 6 sur 95 · I N T R 0 D U C T I 0 X . VII · texte numérisé non relu

I N T R 0 D U C T I 0 X . VII

]>uf qu'il a rêvé. Puis, ce sont les secousses imprimées par le hasard à cette tète chaude. Ce provincial, ce sauvageon, ce demi-nègre est présenté à Talma dans sa logo, au moment où le tragédien « l'ait sa figure », et là, en présence des hommes de théâtre de l'époque, il est baptisé, que dis-je? sacré dramaturge, au nom du Père, du Fils et de Shakespeare, par le cabotin officiant et malicieux. Car il est vrai que Talma ajoutait : « Retourne en province, rentre dans ton étude l. » Dumas, tout enflambé, réintégra son étude et sa province. Mais il en revint bientôt pour entrer comme employé aux écritures dans les bureaux du duc d'Orléans, dont les fenêtres donnaient sur la Comédie-Française. Désormais, en bon expéditionnaire, il passe son temps à lire tout ce qu'il faut avoir lu alors : Shakespeare, Lope, Calderon, le théâtre le plus énergique et le moins timide (c'est du moins ce qu'il en comprend d'abord), et aussi Goethe et Schiller, et Byron par snobisme, et "Walter Scott pour le décor historique et le plaisir des reconstitutions. Et il s'oriente ainsi vers le drame par une suite de contingences, auxquelles ni l'imagination ni l'ainour-propre ne sont étrangers.

Décidément, c'est la Fatalité, la vraie Fatalité des romantiques, qui se plut à l'aire naître, grandir et grossoyer Alexandre Dumas, iils du Diable Noir

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