‹ Alexandre Dumas. [Edité par] Hippolyte ParigotChapitre 7 sur 95 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

du ponl de Clausen, en un temps et en des milieux où la vitalité cl la fantaisie soutenues d'une con- Piance en soi sans pareille — c'est à peu près le tout de cel homme, ou du moins l'essentiel d'où les aulies qualités émanent — pouvaient faire do lui, sur la scène et dans le roman, une sorte de rapsode moderne et populaire, rapsode de la race française à l'aurore de ce siècle, débordant de sève, passionné selon le goût do la foule, et interprète jusqu'à sa mort d'une époque et d'une légende quasiment homériques.

Il débute donc par le théâtre. Il a la foi, la fantaisie, la vie, l'esprit, tout ce qu'il faut pour y réussir, et, malgré ses lectures tardives, un à peu près d'ignorance, qui est comme le levain des audaces dramatiques. Quand il demeurait à Villers- Gotterets, il attendait avec impatience les villégiatures d'Adolphe de Leuven, coureur de coulisses, frôleur de grands hommes, ami de tous les comédiens en renom. Adolphe était de l'âge de notre Dumas, et lui apportait l'air de Paris embaumé des senteurs du quinquet d'avant-scène. Vous devinez le travail qui se faisait, au cours de ces causeries, en cet autre Alexandre. On ébauchait des vaudevilles, dont le Major de Strasbourg; on. esquissait un

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