‹ Alexandre Dumas. [Edité par] Hippolyte ParigotChapitre 9 sur 95 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

Scott, l'autre était originale et révélait un homme de théâtre. A l'égard d'Henri III et sa cour toutes les réserves ont été exprimées; les traits ironiques ne lui sont pas épargnés; et chacun sait, grâce à nos critiques à idées, qu'il suffît d'un léger coup de pouce pour faire chavirer pièce et personnages dans le ridicule. « 0 ma tète! ma tète! » a mis en verve les ironistes, dont les pointes atteignent Schiller, à qui Dumas malin avait emprunté le mot. A défaut de la critique, l'interprétation solennelle et plate qu'en donnait naguère la Comédie-Française suffirait à ridiculiser le drame fougueux du jeune Dumas. Le duc de Guise surtout y apportait, dans son allure blindée, l'élégance et la distinction d'un compagnon ou, si l'on veut, d'un contremaître armurier.

Sans doute ce drame historique n'est pas l'histoire. Il faut la verve intrépide de J.-J. AVeiss pour soutenir le contraire. Ni Henri III ni le duc de Guise n'apparaissent fidèlement dessinés. Je me trompe. Le dessin est au point, — et le costume et le spectacle. Notez le titre : Henri III et sa cour. Le décor est brossé par un dramatiste, qui estime que l'émotion entre volontiers dans l'âme èes foules par les yeux. Mémoires, chroniques, pamphlets, lous ouvrages où la vérité est plus familière et saisissante, et, au besoin même, outrée, ont été consullés et adroitement utilisés. C'est du Walter Scott en raccourci et en relief. Cette vérité relative ne se borne pas au pittoresque. L'atmosphère de l'époque

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