LHermite ds la Chaussée d'Antin
dans des « jours de douleurs », elle portait, « comme un triste héritage »,
Ce long frémissomont qui survit à l'oragi- '.
Elle est chagrine et dolente, curieuse de sensations vives et neuves, etirritée de désirs inquiets. Les excès de la force qui vient de soulever le monde ne lui ont légué que « l'impuissance et la mort ». Ainsi que l'écrit en manière de testament philosophique signé Jean-Marc, un des enfants repentis de cette race douloureuse qui s'était élevée sur les genoux de René, elle consume ce qu'elle a d'énergie à « pleurer dans les Méditations, à se déchirer le cœur dans Ohermann, à jouir de la mort dans le Didier de MarionDelorme, à cracher au visage de la société par la bouche d'Antony ^ ». Elle n'offre que des êtres « affamés d'infini et d'inconnu », des « voyageurs de l'imagination » qui ne savent, comme le dit de soi-même Boulay- Paty, où poser leur aile, regrettant les âges où « Dieu faisait tomber tout droit les créatures lassées dans le saint nid du cloître ^ » ; des « solitaires passionnés et philosophes » comme Sénancour qui, selon le mot de Chateaubriand, « se nourrissent à l'écart des plus vaines chimères » ; ou des sensitifs exacerbés, tels que Maurice de Guérin dont la mobilité chevauche le « caprice des vents » ! tous affligés d'une tristesse, <i d'un chagrin indéfini, vague et profond », d'une mélancolie incurable qu'ils s'expliquent d'un mot en la qualifiant d'idiosyncrasie *.