‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 104 sur 188 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

222 ALEXANDRE DU^IAS

d'un pas qui cueille en route le baiser, l'allée menant sous les ombrages de ces vieilles futaies!

« A peine, nous dit-il, me retrouvai- je seul sur cette terrasse oîi je m'étais promené si souvent avec Marie Duplessis que je me mis à penser à elle. »

Maintenant « ses paupières étaient closes )>, « ce front qui se couvrait de roses »,

... Ce front jadis si beau iS'avait plus d'autres fleurs que ceUes du tombeau.

Eùt-il mieux exprimé la tristesse de cette évocation que dans ces vers où naguère lui était apparue l'ironie d'un destin qui tôt ou tard jette l'amour à l'oubli comme le corps à la tombe ?

... Hélas ! c'est une heure passée !

C'est une étoile d'or dans mon ciel effacée ! Qu'est-elle devenue? Elle a fui comme fuit Toute chose ici-bas, nie laissant dans la nuit.

Ainsi allaient ses rêveries, un soir de mai 1843, alors qu'entr'ouvrant le tiroir aux lettres d'amour, il avait, « avec ses souvenirs feuilletant son passé )>, fait l'aumône de quelques pleurs à tout ce qui y était enseveli ! Et pourtant, se disait-il, tant il y a d'apaisement dans l'amertume des souvenances,

Et pourtant, je voudrais, reporté vers l'aurore, De toutes ces lueurs me faire un jour encore i !

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