‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 107 sur 188 · Préface de la Femme de Claude · texte numérisé non relu

Préface de la Femme de Claude

inspire que mépris : il y a plus d'accord entre ses inclinations et les raisons de son jugement, et sa conscience ne s'accommoderait pas d'un compromis entre les unes et les autres passé sous le couvert des bienséances mondaines ou des conventions sociales.

Aussi, sans « vivre comme un saint », ne prend-il qu'un plaisir médiocre à ces faciles plaisirs qu'offrent les filles de Vénus, et pleurerait-il plutôt de leurs mœurs dissolues qu'il ne s'en amuserait. Celles qui le prirent pour confident « lui surent gré de ne pas se moquer d'elles ^ », et du respect où l'inclinaient leur ruine et leur abaissement.

Marie Duplessis fut de celles-là, car dès la première entrevue, elle était mise en confiance par les attendrissements auxquels il se laissait aller avec elle. En quelques instants il a percé la misère morale de cette jjrincesse des Mille et une nuits. Ce rire qui se force, cette hardiesse « à boire et parler comme un portefaix », ne lui donnent point le change des vrais sentiments de « cette belle créature de vingt ans », dont l'inconduite ne lui semble « qu'un besoin

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