Péchés de Jeunesse. « M. D
elle lui expédiait un petit mot tendre ; c'était l'ordre de service de la journée. « J'allais la prendre, dit-il, nous dînions, nous allions au spectacle. » A la sortie, fort souvent le flot les roulait vers quelque lieu à la mode où ils soupaient. D'autres fois, épris d'un bonheur plus solitaire, ils s'en venaient assoupir la fièvre de leurs sens dans « cette oasis divine » qu'était le boudoir de Marie, où les fleurs s'alanguissaient dans « les grands vases de Chine ». « Un matin, dit l'amant, je ne m'en allai qu'à huit heures, et il arriva un jour que je ne m'en allai qu'à midi. »
Le charme qui avait courbé aux pieds de cette maîtresse tant d'adorateurs et qui faisait de Dumas, chaque jour, le prisonnier plus étroit de sa conquête, a mis son coin à toutes les pages de la première partie du roman. La ferveur de l'écrivain s'y est amoureusement délectée à rendre, en une minutie et une surabondance de touches, de traits et de rehauts qui occupaient encore ses corrections près de trente ans après, l'image vivante de sa « chère ombre envolée ^ ». Cette beauté, digne, selon