‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 117 sur 188 · Ibid. « M. D · texte numérisé non relu

Ibid. « M. D

MARIE DUPLESSÎS 245

Ces amours charmantes allaient au delà des vœux formés par le jeune poète certain jour de janvier 1843, quand il ne demandait « à Dieu qu'un peu de calme », « au monde que l'oubli qu'on donne à tous les hommes ' ».

Diverses pièces des Péchés de Jeunesse nous le montrent, à la veille de sa vingtième année, docile aux mélancoliques attraits des choses qui passent et des illusions qui s'efîacent, assez pour s'éprendre de cette femme « nerveuse, malade, triste, ou d'une gaîté plus triste que le chagrin ».

Lui-même, comme il le dira plus tard, il n'était que d'une « gaîté apparente ^ », et sous les dehors légers de la jeunesse, il gardait au fond de l'âme un reflet des tristesses qu'avait connues son enfance. Une sensibilité prématurément mise à l'épreuve, un esprit d'observation précoce, un naturel bon et généreux choqué déjà des imperfections de ce monde, le rendent pensif, rêveur, enclin à voir l'humanité sous son jour périssable. A dixsept ans, s'adressant à une jeune fille, il lui rimait que la terre est un triste séjour et le bonheur un mot plein de mystère. Il s'en ex-

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