‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 120 sur 188 · Dumas père, De Paris à Cadix · texte numérisé non relu

Dumas père, De Paris à Cadix

inapaisés, la menace de la mort et la soif de la vie, raie liaient de si poignants contrastes ?

Ajoutez encore que cette femme ne manquait, ainsi qu'en témoigne Dumas, « ni d'esprit ni de désintéressement ^ ».

Quand ses pareilles n'avaient qu'un cabinet de toilette, Marie Duplessis fut en mesure d'avoir un salon ; nouveau Brantôme des Dames Galantes, Arsène Houssaye est une autorité qu'on ne peut récuser ; et lui qui les a toutes connues, Lola Montés, Esther Guimond, Mogador, Alice Ozy, et la belle Mathilde, et Pomaré, et Clara Fontaine, et toutes les « biches » de la fête impériale, lorsqu'il ajoute que Marie Duplessis ne disait que des « bêtises », il l'entend de celles que dit une « fille d'esprit ^ »,

Janin qui la jugeait « familière et noble i) à la fois" dans sa conversation, où la servait « une langue sonore, éloquente et rêveuse tout ensemble », résumant son impression d'une rencontre avec elle, s'exprimait en ces termes :

« Son maintien répondait à son langage, sa pensée à son regard, son regard à son sourire, sa toilette à sa personne, et l'on eût vainement cherché, dans les plus hauts sommets du monde, une créature qui fut en plus belle et plus parfaite harmonie avec sa parure, ses habits et ses discours. »

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