‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 132 sur 188 · L'amateur d'autographes. N» de novembre · texte numérisé non relu

L'amateur d'autographes. N» de novembre

je réponde, la voici : Vous voulez que je vous dise par écrit que vous êtes libre de faire ce que bon vous semble. Je vous l'ai dit moi-même avant-hier, je vous le répète et je le signe :

« Marie Duplcssis ^. »

Ce billet est sans date. Cependant le ton le rapporte à un incident de plus de gravité qu'une bouderie d'amants. S'appliquerait-il à la fin de la liaison, il ne nous découvre pas les instances qui la provoquèrent. Romain Vienne expliquait la rupture par la ruine du vicomte. Mais, comment une même situation, — car elle ne s'était certainement pas modifiée en c{uelques jours, — avait -elle pu amener, l'une sur l'autre deux décisions aussi contraires qu'un mariage régulier et une séparation de fait? Quelles arrière-pensées couvrait donc un engagement qui allait rester lettre morte pour chacune des parties? En effet, Marie demeura Duplessis comme devant ; il n'y a pas trace qu'elle se soit jamais prévalue du nom de Perrégaux. Quant au vicomte, il semble qu'il n'ait pas reparu chez sa femme jusqu'aux heures où elle agonisait. « 11 ne l'avait plus revue depuis la cérémonie de Kensington », atteste Montjoyeux, qui était au courant de ce « mariage secret ^ ».

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