Dumas, Note A
282 ALEXANDilK DUMAS
« Elle eut pu être sauvée », ajoute Jules Claretie, qui nous a transmis le texte de ee billet. « Elle essayait de se prendre à tous les semblants de flamme, comme les gens perdus dans la nuit vont d'un pas hâtif vers toute lumière ^. »
L'une des dernières qui se soit levée sur son chemin et où elle s'en vint brûler une fois encore ses ailes de phalène, brillait de l'éclat d'un astre de première grandeur. C'était Franz Liszt.
Ses courses vagabondes à travers tous les cieux d'Europe l'avaient ramené en France au mois de novembre 1845, après une courte éclipse. Le mois de mai précédent, il y avait donné dans le Midi une série de concerts dont un article de Berlioz, dans les Débats (17 mai), avait rendu compte ; puis il était reparti pour Weimar.
Les 10, 11 et 12 août, il présidait à Bonn les fêtes qu'il avait organisées pour l'érection de la statue de Beethoven ; la seconde quinzaine de novembre, il était à Vienne, « nageant dans les concerts », ainsi que le mandait l'auteur de