‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 148 sur 188 · Gautier. La Presse, loc. cit. — L'Entr'Acte, loc. cit · texte numérisé non relu

Gautier. La Presse, loc. cit. — L'Entr'Acte, loc. cit

cœur, les strophes cavalières et les airs Jeune- France de Musset flattaient son goût des élégances. A côté d'un Paul et Virginie, les Elégies du poète d'Abbevilleet les Poésies de l'auteur des Contes (T Espagne et d' Italie figurent sur une même facture retrouvée parmi les épaves de la succession.

On ne fréquente pas Bernardin et Chateaubriand — elle avait aussi leurs œuvres, — sans que la nostalgie du pays lointain, dont le mirage monte de leurs pages brûlantes, ne mette dans l'âme un reflet de ses lumières et de ses senteurs. Mais il est vrai que l'imagination nous tient souvent quittes de la réalité. Ces ivresses de l'exotisme Marie Duplessis se contenta de les goûter dans trois ou quatre villes d'eaux de la Rhénanie et de la Belgique. Le monde de la fête a ses habitudes et presque ses nécessités. S'il voyage, il ne s'aventure pas sur la route des poètes. Il va où il est sûr de se retrouver en compagnie joyeuse. Il n'est rien qui lasse comme sa tyrannie. Femme galante, et si peu qu'elle ait été soucieuse de ses intérêts immédiats, Marie Duplessis devait nécessairement subir ses effets. Qu'on ne s'étonne pas, après cela, que l'ennui ait été « le grand mal de sa vie ^ ». Car si l'ennui est de tous les temps, s'il est une pose maladive en cette époque de Muses éthérées qui semblent tou-

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