‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 168 sur 188 · Th. Gautier. La Presse, 10 février · texte numérisé non relu

Th. Gautier. La Presse, 10 février

364 AT.EXANDRE DUMAS

sants. « Les femmes du monde, observait Eugène Guinot, paraissaient particulièrement avides de ce luxe ^, »

D'une mine « refrognée », elles prononçaient que « tout était trop beau, trop riche, trop élégant ». Gautier jouissait du dépit de celles qui, à la vue de toutes ces jolies choses, trouvaient la vertu mal payée. — Hélas ! s'exclamait-il, se doutent-elles de « ce qu'a coûté à la malheureuse qui les possédait, chacune de ces fantaisies splendides !» — « Elles les auraient peut-être acceptées aux mêmes conditions » ! repartait derrière lui, non moins amusé, sir Richard Wallace, qui, repoussé du salon où se faisait la criée, dérivait avec le flot « envahisseur » en compagnie de l'auteur de Mademoiselle Maupin jusqu'à la chambre à coucher ^.

« Les mille trophées de la galanterie » dont chacun était le prix d'une prostitution, ces meubles, témoins et confidents des ardeurs et des lassitudes du caprice, les tentures du boudoir et de l'alcôve qui avaient enfermé dans leur brocart et leur mousseline, tant d'extases sans lendemain, tout ce délicat et secret attirail indispensable à l'apprêt et à la parure de la beauté, s'y étalaient dans cette espèce d'impudeur et d'abandon d'une coquette surprise à son lever.

Page 1