‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 20 sur 188 · Balzac, Les i//n.sion.v /j(?rrf»e.« (f^ partie · texte numérisé non relu

Balzac, Les i//n.sion.v /j(?rrf»e.« (f^ partie

assure le même écrivain, aml)ilionnaient le rôle de Diana Vernon, (ï AJice Lee, ou de Flora Mac-Yvor. Eh'ire n'eut pas moins d'émulés ,qui se trouvèrent également folles d'Ordener, et si les hommes étaient prêts à se brûler la cervelle pour Adèle d'Her^'oy, les femmes n'eussent pas reculé devant un Antony décidé à les aimer jusqu'au poignard ^.

De la fiction romanesque, la femme portait son engouement sur l'auteur, en « mêlant avec séduction à son image, un monde de fables, de rubans et de fleurs "" ». Il y avait longtemps que les il/"^^ de Bargeton promenaient dans les cercles mondains leurs visages défaits et mouillés de larmes, qui « prenaient la lyre à propos d'une bagatelle », prodiguaient le dithyrambe et s'usaient en de perpétuelles admirations pour les renommées auréolées de poésie ou de quelque mystère. Chateaubriand avait été « enseveli sous l'amas des billets parfumés » et la jeune marquise de Vichet n'avait même pas donné grâce à ses cheveux blancs. D'Arlincourt était assiégé d'Elodies plus terrestres que celle qui inspirait leurs déclarations. Certaines, plus sensibles aux accents d^Ëloa ou à la douceur de Kitty Bell, faisaient violence « par de singulières confidences, presque des confessions ^ », au « chantre des saints amours », au « divin et chaste cygne ». D'autres réservant leur adoration à l'auteur de Jocelyn eussent voulu monter en médaillon une mèche de ses cheveux ; mais Lamartine « rendait peu et ne payait pas de sa personne : c'était un sultan sans mouchoir * ».

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