‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 21 sur 188 · Sainte-Beuve, Lettre inédite à Trouhat (12 mars · texte numérisé non relu

Sainte-Beuve, Lettre inédite à Trouhat (12 mars

Anges, Péris, SyJplies ou Lutins, toutes ces filles du ciel ou de la mythologie, « toutes ces beautés que les yeux des poètes.

Vêtirent de rayons pour les pins belles fêtes ^,

ne nourrissaient pas leurs sens que d'ambroisie, et il y en eut peu parmi elles qui surent se garder, comme ]\jme Anoelot, de « ces aspirations sans but «, ou de « ces défaillances sans cause », dont l'agitation remplit le siècle, ou comme la duchesse de Rauzan, accommoder dans la fiction de l'amour platonique les plaisirs de la coquetterie avec les avantages de la vertu ^. Le besoin d'émotions violentes qu'imprimaient à leurs nerfs un mélodrame « bloc de crimes et d'infamies », et une littérature qui après avoir « paré la Grève » étalait à chaque page le viol, l'inceste et l'adultère ^, se lassa bientôt du mode lamartinien où la passion calmait ses élans sous « les rayons endormis de l'astre élyséen * ». En même temps que de la poésie « grave et religieuse », on était saturé de cet amour « triste et sérieux » qui avait brûlé ses meilleurs parfums sur les autels des premières Muses romantiques, dans le Cénacle de Joseph Delorme.

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