‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 27 sur 188 · Comtesse Merlin, Les Loisirs d'une femme du monde · texte numérisé non relu

Comtesse Merlin, Les Loisirs d'une femme du monde

MARtE DUPLESSIS $1

avail peuL-èlre pas existé depuis l'époque de la Chevalerie errante ^ », risque sa réputation et apporte à Lassailly, mourant à l'hôpital, sa main à baiser. D'aulres encore, comme Clotilde de Vaux pour Auguste Comte, se faisant tout renoncement et générosité d'âme subissaient fidèlement une amitié passionnée ({ui n'était ni d'âge ni de tournure à les émouvoir. Il en est qui allèrent jusqu'à faire aux raisons de îeut* amour le sacrifice de leur vie : telle la trop romanescjue Charlotte Stieglitz qui se poignarda dans l'espoir qu'une douleur brutale rouvrirait à son mari — poète avorté — les sources de l'inspiration lyrique.

N'était-ce pas cette abnégation du sacrifice qui était comme la fleur suave des sentiments de M'"*' Victor Hugo pour le grand poète, quand elle bornait son ambition à n'être point pour lui un lien trop pesant et que dans cet esprit elle lui écrivait : « Mon Dieu ! tu peux faire tout au monde ; pourvu que tu sois heureux, je le serai. Ne crois })as que ce soit indiflcrence, mais c'est dévouement et détachement pour moi de la vie ^. »

Il ne saurait être question de rapprocher de ces âmes délicates et de devoir qui eurent tant d'autres sœurs, une Marguerite Gautier. Cependant en lui prêtant une mort pathétique qui la relevait de sa

1. II. Lucas, Porlrails et souvenirs littéraires (Pion. s. d.).

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