Tn. Gauïikk, Portraits contemporains (in-16, C. Lévy
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qui pose à peine sur le sol, Tair candide et virginal, le « front pur et couronné de roses », « le regard mystérieux » fait à la fois « de tristesse et de sérénité, de tendresse profonde et de dignité farouche^ », tout cet ensemble maniéré mais charmant qu'ont rendu avec délicatesse le pinceau de Lawrence et le burin d'Eugène Lami, n'a rien perdu de sa faveur auprès des poètes et des romanciers. La « lionne «elle-même avec des allures plus délibérées, une toilette plus excentrique, et des propos plus dégagés des conventions, dissimule sous les traits de l'ange son âme de démon, d'enfant terrible ou de révoltée. Elle demeure un être sensible et joli, sait rester femme au débotté et retirer ses éperons en l'honneur de ses favoris ^. Et ce sont encore des inspirations toutes romantiques qui, chaque année, dans ces coquets livres de moire, de soie ou de velours, s'ofîrent à la femme, en conseillers des grâces. Afin de mettre en valeur l'élément « séraphiquc » de la beauté, le corps s'enveloppe de plus en plus de nuées de gaze, de tulle et de satin dont les ballonnements excessifs, tout en permettant le chatoyant étalage de « dessins arabes », de « colonnes thyi'sées », de « rameaux luxuriants », de « guirlandes grimpantes », sur des fonds gris argent, « cheveux de la reine »,