‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 38 sur 188 · Vicomte de Lavnay, op. cit. Lollre de janvier · texte numérisé non relu

Vicomte de Lavnay, op. cit. Lollre de janvier

2. O. UzANNE, La Française du siècle (Paris, Ouaiilin, in-40, 1886).

ponceau, bleu tendre et rose, accusent davantage la gracilité de ce qu'ils ne voilent pas. De la jupe, juste assez courte pour laisser passer la pointe d'un pied mignon chaussé de brodequins par Baudrand, de la jupe, dont l'ampleur parée de trois, quatre ou cinq volants, va s'évasant chaque jour, s'élance, comme un pistil délicat, dans l'étranglement d'un corsage très busqué et d'une neigeuse corolle de dentelle, le buste dont la li^'ne, découverte depuis l'ondulation de l'épaule jusqu'à la chute des reins, prend sous les lumières du lustre, le glacis laiteux de l'opale.

Sous une berthe de hautes dentelles relevées entre les deux seins par un bijou, s'échappe un bouillonné de Malines qui ne dissimule l'attache du bras que pour mieux y attirer le regard. De longues anglaises, qui se balancent de chaque côté du visage, lui impriment un air d'infinie douceur, avivant d'un reflet d'or la pâleur rosée des blondes, ou jetant une ombre sur la chaude coloration des brunes. Une demi-guirlande de fleurs naturelles, boutons de rose, bluets ou églantines, serpente dans les torsades de cheveux dont la tête est « historiée ^ ».

Une même élégance confond déjà, à cette époque, les femmes du monde et celles qui, pour n'en être pas, n'en sont pas moins joli-

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