‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 55 sur 188 · Art. du 10 février · texte numérisé non relu

Art. du 10 février

distc des environs du Palais-Royal ». S'il en fut ainsi, on ne voit pas le profit du marché pour eux. Cependant les recherches de M. des Moutis semblent, elles aussi, avoir abouti à la présomption d'une « Marie Duplessis bohémienne ».

Qu'importe cette conjecture ou celle selon laquelle Marin Plessis, ayant lui-même accompagné sa fille à Paris, l'y laissa aux soins de cousins à lui qui tenaient, rue des Deux-Écus, boutique de fruits et de légumes ^ ?

C'est cette version que donna, lors de la première de la Dame, un rédacteur du Siècle ^.

Il semblait édifié sur la réputation de Piessis, « une providence fourchue, avec laquelle il ne fallait pas avoir maille à partir », un triste personnage dont la chx'onique faisait un père dénaturé et qui se disculpait d'avoir abandonné sa fille par cette raison que « Paris est grand et qu'il n'y a pas de tambour pour retrouver les objets perdus ».

Quant à Alphonsine il nous la dépeint à son arrivée « couverte d'habits grossiers et chaussée de sabots », n'ayant guère que l'aspect d' « une enfant craintive et peureuse qui parlait du diable, des revenants et des loupsgarous ».

Sa naïveté ne fit pas longue résistance à l'action du milieu volage des ateliers de modes, où

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