‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 64 sur 188 · Th. Gautier. La Presse, Art. du 10 février · texte numérisé non relu

Th. Gautier. La Presse, Art. du 10 février

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D'esprit plus rassis, Nestor Roqueplan luriiiula une appréciation plus juste ; se refusant à voir en Marie Duplessis « la femme idéale qu'ont faite la mort, le temps et l'imagination d'un romancier », il lui assignait une des premières places dans «l'histoire de la beauté^ ». Sur ce point, l'unanimité des louanges est entière. Il n'y eut qu'une réserve, au goût de quelques uns plus sévères que Gautier, arbitre pourtant dillicile en matière plastique : le corps n'avait pas la richesse des formes d'une académie impeccable. « Grande, médiocrement faite » aux yeux de l'ancien directeur de l'Opéra, « un sculpteur, confirme Romain Vienne, ne l'eût jamais choisie pour modèle. » Mais elle était « délicieusement jolie ».

Ce qualificatif revient sous toutes les plumes qui se sont appliquées à rendre ce rare assemblage de perfection, cette harmonie de touches délicates et suaves, cette immatérialité des lignes et des tons qui échappent au langage et à quoi suffit à peine le pinceau exercé à la spiritualité du dessin et de la couleur.

De fait, les portraits peints d'après Marie Duplessis ne démentent pas l'idée que s'en

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