‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 66 sur 188 · Comtesse Dash, Mémoires des autres, I. II · texte numérisé non relu

Comtesse Dash, Mémoires des autres, I. II

2. Balzac. La Mode (1830). Complaintes satiriques sur les mœurs du temps présent.

désenchantées, sur lequel la femme à son tour composait l'attitude de ses séductions.

La mode s'appliqua avec ingénuité à accentuer, par des ballonnements qui faisaient valoir la finesse des parties découvertes, 1' « air d'idéale séraphicité », 1' « apparence de charmant fantôme de légende », où s'attachait une réputation de jolie femme.

Une hygiène spéciale s'évertua à faire de cette apparence une réalité: on ne mangea plus. Et l'on sait comme Balzac se gausse de ce qu'il appelle « la nouvelle théorie du déjeuner » qui consistait à ne plus déjeuner du tout ^. « On se mit à l'eau, nous dit Véron ; les femmes du bel air prétendirent ne plus se nourrir que de feuilles de rose. Elles créèrent cet usage à table de ne remplir et ne parfumer leur verre qu'avec leurs gants ^. » N'étaitce pas le seul moyen de faire, selon le vœu de Lamartine, « sentir l'âme, la passion, ou la douleur à travers la peau ^ » ? On y réussit à ce point que mistress Trollope aA^ait peine à croire que des natures languissantes comme celles qu'elle rencontrait dans les salons de Paris pussent être « tout à fait terrestres * ». Et de fait, quand elles n'avaient pas le regard tourné vers le (;iel, elles s'immobilisaient dans

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