‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 68 sur 188 · A. IIoussAYE, Confessions, t. II · texte numérisé non relu

A. IIoussAYE, Confessions, t. II

duc ou de comte, sut les mettre en valeur en leur donnant un cadre de distinction et de bonnes manières propre à servir les ambitions que justifiaient les hommages venus à eux.

« Un tact inné, une élégance instinctive » suppléèrent à une éducation des plus négligées, dit cet Anglais qui fut de ses amis. Ce qu'une raison droite lui faisait priser chez les gens de bonne compagnie, elle s'étudiait à l'acquérir pour ajouter encore à l'agrément du naturel cette fleur d'esprit qui en avive l'éclat. L'argent ne légitimait pas, à ses yeux, toutes les prétentions que l'on pouvait nourrir sur elle. Il fallait surtout que le soupirant fût de bon ton et de bon lieu ; et ce ne fut pas une de ses moindres qualités que le discernement qu'elle apporta à « choisir son monde *. » Elle savait se tenir à sa place, alhrme Janin, et n'aimant pas le scandale, elle exigeait de ses ainants la discrétion dont elle usait à leur égard. Dans ses promenades croisait-elle des jeunes gens de sa connaissance, « quand, par hasard, elle leur souriait, le sourire était visible pour eux seuls, et une duchesse eût pu sourire ainsi ^ ».

Ses saints elle savait les graduer à l'importance du personnage, car « elle avait appris l'art des grandes salutations ^ )), La petite

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