‹ Alexandre Falguière, sculpteur et peintreChapitre 5 sur 38 · PA UL ARÈNE · texte numérisé non relu

PA UL ARÈNE

A Falguière

C’est Junon ! que vêt seule une altière splendeur ,

Qui charme, en les glaçant, tous les cœurs autour d’ Elle, Notre jour prend éclat de sa grâce immortelle,

Le beau paon qui la suit jette moins de lueurs ;

C’est Diane ! du geste arrêtant l’impudeur ,

C est Diane ! insensible, hélas ! autant que belle,

Qui , se réjouissant du surnom de cruelle ,

Inflige un poil de bête à l’effronté chasseur ;

Chacune, dégageant un charme involontaire Au fond des jeunes cœurs inclinés au mystère,

Allume , pour V éteindre, un feu de volupté.

Je t’admire et te loue , 6 main souple, 6 Falguière !

D’ avoir tiré du Ciel pour en orner la Terre,

Ces deux fronts où respire une noble Beauté.

La Femme au paon.

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