PA UL ARÈNE
A Falguière
C’est Junon ! que vêt seule une altière splendeur ,
Qui charme, en les glaçant, tous les cœurs autour d’ Elle, Notre jour prend éclat de sa grâce immortelle,
Le beau paon qui la suit jette moins de lueurs ;
C’est Diane ! du geste arrêtant l’impudeur ,
C est Diane ! insensible, hélas ! autant que belle,
Qui , se réjouissant du surnom de cruelle ,
Inflige un poil de bête à l’effronté chasseur ;
Chacune, dégageant un charme involontaire Au fond des jeunes cœurs inclinés au mystère,
Allume , pour V éteindre, un feu de volupté.
Je t’admire et te loue , 6 main souple, 6 Falguière !
D’ avoir tiré du Ciel pour en orner la Terre,
Ces deux fronts où respire une noble Beauté.
La Femme au paon.