‹ Alexandre Ier et le prince Czartoryski; correspondance particulière et conversations, Czartoryski, avec une introdChapitre 10 sur 22 · L'K.MI'KllKI H A LKX ANDli K · texte numérisé non relu

L'K.MI'KllKI H A LKX ANDli K

Volro .Majesté, en mo refusant ma démission, eut la bonté de permettre que je continuasse à séjourner au sfin fl(; ma famille, retraite qui seule pouvait me convenir, et me mettre pour quelquo temps à l'abri des conflits que je redoutais.

Les événements qui ont immédiatement précédé la crise actuelle, me décidèrent, dans ma dernière lettre du 22 mai ('i juin) et du l'^"' (13) juin, à réitérer ma demande de congé absolu, avec insistance égale aux difficultés croissantes d(î ma position.

Le moment est arrivé, sire, où mes divers devoirs ne sauraient ])lus se combiner. Quelque attaché que je sois à mon pays, quelques vœux que je fasse pour son bonheur, c'est avec trouble et serrement de cœur que j'énonce cette conviction à Votre Majesté Impériale. — Un choix quelconque devient indispensable. Je sens profondément combien, dans ma situation, ce choix est pénible et délicat à faire. — Cependant, dès qu'il d(>vient indispensable, comment pourrait-il être douteux devant le tribunal le plus sévère des hommes, celui de la conscience qui pèse et compare scrupuleusement toutes les obligations, et dont l'âme généreuse de Votre Majesté Impériale est faite pour sentir et reconnaître tous les décrets?

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La Pologne a été solennellement proclamée par une confédération générale, à la tète de laquelle mon père est placé. — Le nom de Pologne sortant de sa bouche, et une fois prononcé, est décisif pour moi. Des actes de rigueur qui malheureusement ont déjà commencé, des calamités de toute espèce, dont je crains que votre magnanimité même ne puisse arrêter le cours désastreux, vont porter à l'extrême l'animosité invétérée entre deux nations qui auraient dû se regarder comme sœurs. — Une guerre sanglante consolidera l'existence de ma patrie, ou bien la couvrira de deuil, en fera un désert, comblera ses malheurs. — Quel que soit le sort qui lui est réservé, je dois le partager. — Déjà ma famille, mes amis, ayant mon père à leur tète, ont suivi l'appel qui leur a été fait en son nom. — Je m'y suis seul refusé. Pénétré de ce que m'imposent l'honneur et les bontés constantes de Votre Majesté Impériale, je m'éloigne même à présent du théâtre de cette scène, où la destinée de tout ce qui m'attache à la vie, est sur le point d'être décidée. Je vais pour ma santé aux eaux de Hongrie et de Bohême. — Mais, en partant, je dois répéter mes instantes sollicitations, et porter encore une fois aux pieds de Votre Majesté Impériale ma demande formelle de démission. — D'après l'article G de l'acle de

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coiifL'dL'raliun, tous les l'oloiiais ayant (\('^ jilacr's militaires ou civiles en Russie, sont sommés de quitter le service de cette puissance.

Je crois, sire, vons avoir prouvé mon dévouement; mes plus belles années vous ont été consacrées. — Pendant que je fus employé, j'ai servi Votre Majesté Impériale avec le zôle le plus ardent. Interrogé depuis, j'ai toujours parlé selon ma conscience; je n'ai cessé de dire l'entière vérité au point même de vous déplaire souvent. — Aucun reproche ne peut m'être fait ; aucun malheur public ou individuel ne sera mis à ma charge. Tant que je l'ai pu, j'ai acquitté avec zôle et loyauté mes obligations non-seulement envers la personne de Votre Majesté Impériale, mais même envers son empire. — Dans chaque occasion, faire mon devoir a été mon seul désir; il me prescrit aujourd'hui de délier les nœuds qui me retenaient au service de la Russie. — En m'y conformant, en conjurant Votre Majesté Impériale de ne plus me refuser mon congé absolu, mon cœur éprouve plus que jamais les sentiments qu'il vous a voués. — Mais je n'aurais pas été capable de ces sentiments invariables, et d'une conduite jusqu'ici irréprochable, si à présent je pouvais garder le silence et oublier des devoirs antérieurs.

Daignez, sire, vous placer pour un instant dans ma position ; jugez de ce qui se passe dans mon âme, et veuillez m'informer de vos décisions.

Si ma conduite irritait Votre Majesté Impériale, je ne lui demande aucune indulgence comme à un souverain que la raison d'État doit diriger ; je lui demande uniquement de se rappeler quelle façon de penser elle m'a toujours connu, quels motifs m'ont fait constamment agir, et de ne pas me priver des sentiments personnels auxquels je mets le plus haut prix.

Les bontés dont Votre Majesté Impériale m'a comblé ne s'effaceront jamais de ma pensée. — Daignez agréer l'hommage d'un attachement auquel le devoir seul pouvait tracer des bornes.

Je suis, avec le plus profond respect, etc.

m L'EMPEREUR ALEXANDRE I«r

LE PlUNCK ADAM CZARTOUYSKI A 1. EMPEREUR

DeKarIsbad, ce 4 (10) août 1812.

Privé (le réponse à la dernière lettre du i juillet passé, que j'ai pris la liberté d'adresser à Votre Majesté Impériale en la suppliant de ra'accorder la démission absolue, déjà sollicitée par des lettres antérieures, je suis réduit à soumettre à Votre Majesté Impériale la nécessité dans laquelle je me verrai, en perdant l'espoir de recevoir cette réponse, de ne pas remettre au delà d'un certain terme mon accession à la confédération de Pologne.

Par cette accession, je me reconnaîtrai Polonais, et je déclarerai que je ne me sépare pas de l'union unanime de toute la nation. C'est une déclaration à laquelle il me sera impossible de me refuser.

L'avenir est jusqu'à présent fort incertain ; mais, quoi qu'il arrive, une nation ne peut plus avoir d'espoir que dans son union; et que deviendrait un individu qui, dans ces circonstances-ci, se séparerait de sa nation, et se déclarerait sans patrie?

Dans un espace de temps assez court, voilà la troisième fois que je résiste aux instances répétées et toujours plus pressantes que l'on ne cesse de me faire à cet égard. Je m'attends à les voir redoubler bientôt; il n'y a pas de voyage ou d'éloignement qui puissent me mettre hors de leur portée. Soit que je veuille distinguer la personne de Votre Majesté Impériale d'avec le gouvernement de Russie, ou que je me voie obligé de les confondre, des arguments et des motifs de tout genre les plus propres à faire impression me sont présentés pour me barrer tout faux-fuyant.

Un Polonais n'est sans doute pas tenu , et serait inexcusable de se sacrifier pour le gouvernement de Russie, qui a été la cause principale des malheurs et de la destruction de sa patrie, et qui, par l'abandon de

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l;i [lins îjr;ui(l(' purlic des provincos [julonaisos, el par les rigueurs exercées en se retirant, a relevé ces provinces flos lions temporaires qui, dans rorip-ine , avaient été iiijuslcnient imposés. Lue cause de cette nature cessant, les efTets cessent tout aussitôt, et les individus sont l'eiidus à riiKh'peiidancc , du moment où les j)rovinces sont libérées. Tout homme libre, dès qu'il a donné sa démission, est censé l'avoir reçue. S'obstiner à attendre une démission en forme que le gouvernement russe ne voudra peut-être jamais accorder, ce n'est que chercher un prétexte pour se mettre à l'abri des chances contraires, et pour venir ensuite profiter avec sécurité des résultats que les efforts et les dangers de toute la nation auront obtenus. ■

Pour ce qui est de l'attachement, de la reconnaissance, si ces sentiments parlent haut d'un côté, ils ne se font pas moins entendre d'une autre part, lorsque tant d'anciens amis, des parents révérés, et une famille si aimée, les font valoir. D'ailleurs, il est généralement reconnu que des sentiments particuliers, quelques respectables qu'ils soient, doivent toujours et partout céder le pas à ceux que la patrie réclame.

Voilà ce qu'on me dit et me redit de chez moi, et à quoi je ne sais que répondre. — On y ajoute d'autres motifs qui, quoique ayant leur importance, ke sont que secondaires, et dont je ne ferai pas mention parce que, dans toute autre circonstance, ils ne me décideraient pas.

Ce qu'il y a de sûr, c'est que le premier devoir est envers son pays, et que le plus grand des malheurs, c'est d'encourir la mésestime de ses compatriotes, et de ne pouvoir pas se montrer avec les yeux levés dans ses propres foyers. Ce malheur-là, j'avoue que je ne saurais en supporter l'idée, ni me vouer au rôle d'émigré, qui pour un Polonais aujourd'hui n'aurait ni sens ni vertu. Je serai donc dans l'obligation de me prononcer. La voix des liens les plus forts, celle plus puissante du devoir me le prescrit, et la nécessité la plus impérieuse m'en fera une loi.

Je me flattais de l'espoir que Votre Majesté Impériale, connaissant ma position et ma façon de penser, et par suite de ses anciennes bontés, daignerait me faire parvenir quelques mots de réponse, avant que je fusse arrivé à cette extrémité. Quoi qu'il en soit, je dois considérer ce silence absolu comme un consentement, et c'est ce que j'ai voulu soumettre d'avance à Votre Majesté

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Inipùriiilo. — (jurl autn; flôsir puis-jo avoir, sinon de ne rien omettre de ce qui est dû et convenable dans la cruelle situation où je me trouve, et de ce qui peut, môme à présent, vous prouver, sire, les sentiments dont je suis toujours pénétré.

.Je suis, etc.

LE PRINCE ADAM CZARTORYSKI A LEMPEREL'R

• . ■ .... Vienne, 9 octobre 1812.

Sire,

Ayant confié à des personnes très-sûres les deux lettres que j'ai adressées successivement à Votre Majesté Impériale, en date du 22 juillet (4 juin), et du 4|16 août passés, je ne puis douter que toutes les deux ne lui soient parvenues depuis longtemps. — Dans la première, je vous suppliais, sire, de m'accorder mon congé absolu, déjà sollicité précédemment, et j(3 prenais la liberté d'exposer les raisons (pii m'obligent de

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répéter pcrsonnellomoril colle diaiiuiidc; dans la seconde lettre, j'osais soumettre à Voire Majesté que, dans les circonstances imprévues du munKiil, ne recevant aucune réponse, votre silence, sire, équivaudrait enfin à un consentement. Mais je nie consolais par l'espoir ([u'avant que je fusse réduit à envisager ma position sous ce point de vue, vous daigneriez me faire connaître vos décisions favorables. Je n'en ai reçu aucune jusqu'à présent.

Je conçois que Votre Majesté Impériale a bien d'autres soins que de penser à me donner des réponses. Cependant, si elle ne m'a pas entièrement retiré les bontés dont elle m'honorait anciennement, si elle prend encore quelque intérêt à moi, qu'elle daigne considérer que rentrer dans mon pays, et me réunir à ma famille (sans parler du devoir qui m'y oblige), est le seul bonheur que je puisse goûter dans la vie. 11 serait cruellement empoisonné, si je ne pouvais en jouir que contre la volonté de Votre Majesté en encourant sa colère, ou bien forcé de me contenter d'un consentement supposé ou tacite. Mon désir, pour le moment, est de rester tranquille, mais de ne plus quitter les miens. Quels que soient les événements que l'avenir prépare, pourquoi Votre Majesté Impériale ne m'accorderait-elle

pas la demande que je remets sous ses yeux avec la plus vive et la plus respectueuse instance?

Était-ce trop présumer de sa généreuse bonté que de la lui avoir adressée? Est-ce prétendre à une grâce à laquelle je n'avais aucune espèce de droit, et qui aurait été une trop grande exception à la règle générale adoptée par votre gouvernement? Dans ce cas même, j'aurais des raisons à citer en ma faveur, et en faveur du consentement spécial auquel des sentiments nourris pendant tant d'années me font attacher une valeur inexprimable.

D'une autre part, le refus absolu d'accorder une démission sollicitée depuis si longtemps, en étant tout espoir de l'obtenir, ne donne-t-il pas le droit de se croire libéré par cela même? On m'a assuré qu'un refus de ce genre se trouvait dans une lettre de Votre Majesté Impériale qui m'était adressée. Cependant cette lettre ne m'est jamais parvenue, et, si elle existe, en eiïel, je ne sais rien de positif sur sa teneur.

Quoi qu'il en soit, s'il se passe six semaines encore sans que je reçoive aucune réponse, comment pourraije éviter de considérer ce silence prolongé, comme une preuve que Votre Majesté ne se souvient plus de moi, qu'elle sera, dorénavant, parfaitement indilTérenlc au

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sort qui m atloiuJ, cl quo, lu'uyant vuuù à IVjuMi, elle me laisse la liberlé de suivre la conduite que les circonstances et les obligations qui en découlent, m'imposeront? Au reste, môme après ce terme, que je tâcherai de reculer autant que ces obligations le permettront, une réponse de votre part, sire, sera l'objet de tous mes vœux; ravorai)le, elle deviendra le bienfait le plus précieux que vous ayez pu m'accordor; contraire, je la regarderai comme un des malheurs de ma vie.

Lorsque, privé de tout moyen de retarder une démarche indispensable, je me verrai obligé d'accéder à la confédération de Pologne, je ne ferai que répéter à mes compatriotes ce que Votre Majesté Impériale a toujours su de mes sentiments, ce que je me suis hàtô de déclarer dans les deux lettres que j'ai osé lui adresser. L'acte d'adhésion par lequel je me reconnaîtrai Polonais y est déjà renfermé. — J'ai cru que c'était d'abord entre vos mains que je devais le déposer, en m 'abandonnant à votre jugement équitable et aux suites qui pouvaient en résulter dans un moment où les chances de la guerre conservaient leur entière incertitude.

Je n'avais, ta proprement parler, rien à ajouter à ces deux lettres; mais, une occasion pour la Russie s'étant présentée, je n'ai pas voulu omettre d'en rappeler le

contenu à Votre Majesté Impériale, et de lui transmettre ces lignes que je trace avec tristesse et inquiétude • c'est ma seule manière d'exister depuis plusieurs mois. Les alarmes conlinuelles que j'éprouve pour votre personne, sire, pour votre sûreté, forment une grande partie des angoisses de tout genre qui m'assaillent. Placé malheureusement entre tant de considérations et de devoirs opposés, lorsque nécessairement les uns doivent céder, les autres l'emporter, tout en me soumettant à ceux-ci, combien ne suis-je pas pénétré des sentiments et en proie aux inquiétudes que les premiers m'inspirent!

Je suis, etc.

P. -S. — Si jamais vous pensiez, sire, à la paix, et que vous ne pussiez l'obtenir que par de grands sacrifices, un établissement brillant et solide en Pologne, pour le plus jeune des grantls-ducs, ne serait-il pas un moyen de la faciliter et de la rendre plus honorable, et même plus avantageuse qu'on ne le croirait à la première vue? Je pense aussi que la paix générale sera dans ce moment plus facile à faire qu'une paix particulière. Par la paix générale, dont les bienfaits pour le continent, si même elle ne dure que peu de

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tornps, sorai(jiil iiicilciilahlcs, la (lilli(iillf> de la IVtiiicliircclcs purls loiiiliciail (IVIIc-iiii'iiif, ci cviUt dilfi- CLillô mn paraît une des plus cmbarrassanles.

Au cas que Vulrc Majesté Impériale vouilli' bien iii'accorder une rrponso, je la supplie de faire envoyer sa lettre à M. Bienkovski à Miedzybuz avec ordre de chercher les moyens de me la faire parvenir par voie sûre ; ou bien, s'il y a des communications sûres entre la Russie et Vienne, de l'adresser dans cette ville à ma tante la princesse Lubomirska, en lui recommandant également de me faire tenir la lettre par une occasion sûre.

LE PRINCE ADAM CZARTORYSKI A L EMPEREUR

6 décembre 1812.

La victoire semble couronner décidément les efforts de Votre Majesté Impériale. Si vous entrez en vainqueur en Pologne, reprcndrez-vous, sire, vos anciens projets relativement à ce pays? En le subjuguant, aurez-vous encore le désir de subjuguer aussi les cœurs? Aurezvous aussi le dessein de rendre les liens, entre les deux nations, indissolubles en les rendant volontaires, et d'établir un ordre de choses qu'aucune vicissitude ne puisse saper, parce qu'il réalisera les vœux et le bon-

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licur do la nation scjuiiiisi;? — Si Votre .Maj('st('! n'a pas rlian^^i' (rinlcnlion, (iu'(;ilo daigne m'en avertir et me laire connailre ses pensées. Les papiers qui m'ont été envoyés pourront devenir utiles à être pris pour base. — Nous louchons peut-être au moment où vos succès guerriers vous permettront en lin di; procéder à l'exécution de cette œuvre. — Dans va) cas, j'oserais supplier Votre Majesté de m'en instruire sans délai. Je crains que l'Autriche et la Prusse, par leurs insinuations, ne veuillent vous détourner de votre idée. — Cepciulaid, vous n'avez plus aucun ménagement à garder, aucune obligation vis-à-vis de ces puissances, et les mêmes raisons de politique, de gloire, de bonté qui vous ont fait adopter le projet ne peuvent que vous engager à le mettre à exécution, dés que vous en verrez la possibilité. Ce sera à la confédération générale qu'il faudra s'adresser et ce sera avec elle qu'il faudra convenir de ces faits. — C'est la seule et la véritable méthode à suivre pour arriver droit au but, pour faire un bon travail, pour réunir tous les esprits et toutes les volontés. Je le répète, sire, d'après les événements qui résulteront des opérations militaires, faites-moi connaître vos intentions à ce sujet, ce que vous désirez , ce que vous voulez faire; car je vois jour à pouvoir, dans

cette occasion, servir mon pays et vous servir aussi. Ceci n'empêche pas que je ne réitère encore avec instance la très-humble prière pour ma démission absolue, que j'ai déjà adressée à Votre Majesté Impériale par trois fois. — Daignez excuser, sire, la forme que je donne à cetle lettre; la position des armiécs est si singulière, que je n'ose la signer.

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