‹ Alexandre Ier et le prince Czartoryski; correspondance particulière et conversations, Czartoryski, avec une introdChapitre 14 sur 22 · V2 i;KMi'F.ni;ri{ aij:xa.ni)UF. I · texte numérisé non relu

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les hases roiisliliilioiiiicllcs, scn»iit, iinmrdiatr'monl aprc'S, lobjcl des travaux suivis du gouvernement. Nous t;V'lions d'y nicttn; toute l'aetivité et toute la réllo.xioii (ImiiI lions sommes capables; les personnes appelées iiouvcllciucnt aux places de l'administration, sont animées du même zèle, et je ne douterais pas, grûce à l'impulsion bienfaisante donnée par Votre Majesté Impériale, des résultats les plus satisfaisants, si une seule circonstance ne troublait les opérations les mieux calculées : c'est l'existence d'une autorité militaire indépendante, avec laquelle le gouvernement n'est pas en état de lutter. — Je n'aurais jamais osé toucher cette corde délicate, si l'urgence des circonstances ne m'y obligeait; au risque donc de déplaire à Votre Majesté Impériale, je parlerai, car la réussite de son œuvre, relativement à la Pologne, me paraît intéresser autant votre gloire, sire, que le bonheur de ce pays.

Monseigneur a de nouveau entièrement changé depuis le départ d'Ozarovski. — Aucun zèle, aucune soumission ne parviennent cà le fléchir. Il paraît avoir pris en haine ce pays et tout ce qui s'y passe, et cette haine s'accroît dans une progression alarmante. C'est le sujet de ses conversations journalières avec tout le monde.

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— L'armée, la nation, les particuliers, rien ne trouve grâce à ses yeux. — La constitution, surtout, est matière à sarcasmes continuels; tout ce qui est règle, forme, lois, est hué et couvert de ridicule, et, mallieureusement, les faits ont déjà suivi les paroles. Monseigneur le grand-duc ne s'en tient pas même aux lois militaires qu'il a lui-même confirmées. Il veut absolument introduire les coups de bâton dans l'armée, et il les a ordonnés, hier, sans avoir égard aux rej-résentations unanimes du comité. La déseition, déjà considérable, deviendra générale; au mois de septembre, la plus grande partie des officiers demandera son congé.

On dirait qu'il y a un plan formé pour conire-carrer les vues de Votre Majesté, pour rendre illusoires ses bienfaits, et pour faire manquer son entreprise dès son commencement. Son Altesse Impériale serait, dans ce cas, sans le savoir, l'instrument aveugle de cette funeste conception, dont les premiers développements tendraient à exaspérer également les Russes et les Polonais, et à frapper de nullité les paroles les plus solennelles de Voire Majesté. — Ce qui parait sûr, c'est que certains familiers de monseigneur, tant avoués (pie secrets, contribuent beaucoup à nourrir sou humeur sombre et emportée.

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