‹ Alexandre Lenoir (volume 2)Chapitre 36 sur 252 · XLII ' JOURNAL DE LENOIR · texte numérisé non relu

XLII ' JOURNAL DE LENOIR

« L'administration doit vous observer que l'attelier du citoyen Hacquin dépend des localités du Muséum, et qu'il est une annexe des Restaurations; ainsi l'administration perd, d'une part, le salon d'Apollon et la salle d'assemblée de la ci-devant Académie, de l'autre, cet attelier prêté au citoyen Hacquin,

« Nous vous prions donc, citoyen Ministre, pour engager l'Institut à nous rendre le salon d'Apollon réclamé, de lui procurer d'une part les moyens d'employer la vaste salle de la Marine, etc., etc. »

Autre réclamation contre les envahisseurs du Louvre :

« 3 messidor an V. — L'Administration du Musée central des Arts au Ministre de rintérieur.

(( Citoyen Ministre, un logement, qui pourrait se partager en deux ou trois parties et servir à deux ou trois gardiens, est occupé, dans l'enceinte du Musée, par le citoyen Langlois, peintre en miniature.

« Pour communiquer à ce logement, ce citoyen a son entrée par la porte du Musée et c'est l'escalier des gardiens qui y conduit. Sans vous rappeler, citoyen Ministre, l'inconvénient qui peut résulter de l'introduction des étrangers dans le Musée et en attendant que vous ayez pu, en plaçant le citoyen David ailleurs, nous rendre les localités, la sûreté, et les moyens d'établir une police sévère, objet bien important dans un établissement tel que celui-ci, l'administration doit vous exposer le besoin qu'elle aurait du logement du citoyen Langlois. Elle ignore à quel titre ce citoyen en jouit, et s'en rapporte au compte que vous vous en ferez rendre. »

A la date du 26 vendémiaire an YI, le citoyen Yerniquet, cramponné à un magasin où il s'était installé, ne voulait pas déguerpir. L'administration s'adressa au ministre dé l'Intérieur dans ces termes : «... Nous vous prions aussi, citoyen ministre, de faire parvenir au citoyen Yerniquet un ordre positif de livrer un petit magasin si longtemps disputé par lui. Telle faible que soit pour nous cette ressource, comme lieu de dépôt, jamais elle ne fut plus pressante. »

La résistance des locataires de la nation dura longtemps.

Page 1