INTRODUCTION. CLV
Étaieot-ce des juges compétents que ces amateurs de pendules, alors même ^ue leurs passions de sectaires ne les aveuglaient pas? Certainement Tart du moyen âge, delà Renaissance et des temps modernes aurait difficilement trouvé des ennemis plus dangereux que les fonctionnaires chaînés par le gouvernement d'être ses tuteurs officiels.
Inutile d'insister davantage. Les exemple^s cités sont suffisante. En face du danger, en 1791, 1792, 1793, 1794, Lenoir n'eut ni imitateurs ni concurrente ; il n'eut à combattre que le vandalisme brutal de la foule. A partir de 1795, et dès le retour des temps plus calmes, il eut à compter avec bien d'autres adversaires. On ne brisaitplus les monuments, mais on chercha, par tous les moyens possibles, h détruire la collection qu'il avait réunie *.
Lenoir ne fîisait partie d'aucune Commission, ni de la Commission des monumente, ni de celle qui la remplaça^ la Commission temporaire des arte. Il avait souhaité — et personne plus que lui n'y était préparé — entrer dans la Conunission organisatrice du Muséum. Quel bien un tel homme, avec les ressources dont il eût pu disposer, aurait-il accompli au Louvre ! Mais il en fut écarté par l'influence des personnages importants qui avaient craint, sans doute,
Monnoye doit venir ezamiaer la partie d'argenterie qai doit être exposée en vente et en séparer les objets qu'il seroit moins avantageux de vendre que d'envoyer directement au creuset.
« Le citoyen IPoubert informe le Conseil que ce citoyen s'est en effet présenté ce matin et qu'avec lui il a été examiner les pièces d'argenterie comprises dans rétat de vente. Ce citoyen a reconnu que le petit nombre de ces objets ponvoity à la vente, par le travail et les reliefs dont ils sont décorés, rapporter davantage que de les fondre. » (Procès- verbal de la séance du Conservatoire.)
I. Lenoir a fait allusion à ces envieux dans l'avant-propos de l'édition de Tan VIII de la Description historique et chronologique du Musée des monu" mens frcm/çais.