INTRODUCTION- , XXV
nalyse, indispensable h la rédaction de catalogues soient!- flques et entrepris par nous dans les limites de nos attributions, ne pourrait, même partiellement, trouver ici sa place. Mais il nous Taut déGnir ce qu'étaient les collections royales, au moment où elles perdirent le caractère de mobilier affecté personnellement à l'usage du souverain pour prendre celui d'établissement national. L'opinion publique est, h cet égard, entièrement à redresser.
Il n'y a pas d'erreur plus fortement enracinée dans l'esprit des Parisiens, que celle qui donne au Musée du Louvre une origine exclusivement révolutionnaire '. Trompé par les apparences, on a confondu l'oi^anîsation actuelle avec l'institution elle-même. Depuis l'année i7S0, le principe de la publicité des collections royales, et on peut dire, nationales, — car à cette époque les deux qualifications étaient synonymes, — est consacré en France. A partir de cette date, une portion notable des tableaux du Roi a été exposée publiquement et gratuitement au Luxembourg *. Les portes s'ouvraient deux fois par semaine^, ce qui pouvait suffire aux amateurs de ce temps-là où le dilettantisme ne courait pas encore les rues. Les salles étaient, en hiver, chauffées aux frais du Roi, c'est-à-dire de l'Etat*. Les tableaux exposés étaient désignés dans un livret * qui se vendait à l'entrée, en même temps que tous les tableaux du Roi étaient inventoriés , décrits et signalés à l'attention du monde entier dans un magnifique catalogue , rédigé par
). I« Vandalisme riKoluiionnaire, parEagÈneDespoif, p. 169 à 177.
S. Lettres sur les tableaux tirés du cabinet du Roi et exposés au Luxembourg depuis le H octobre 1750. Paria, Pr«ull, 1751, in-8 de 59 pages. — Lettres de Jtf. le chevalier de TincoUrt à M"» la marquise de '**, sur les tablenui el desdiai du cabinet du Boj, eipoeés au Luiembaurg. Paria, Mirigot, 1751, in-8 do 10* pagei.