FruciBque Hige, le Pvji-de-Dime en 1793, pp. 326 et
iCXXZVIlI JOURNAL DE LËNOfR.
ferait procéder sur le champ à la démolition des châteaux forts, tours et donjons, enlever dans les églises les matières d'or et d'argent, cuivre, fer, plomb, ornements, linges et livres, en dresser procès-verbal et les faire conduire au Directoire ; Faire disparaître tous les signes extérieurs du culte catholique en quelqu'endroit qu'ils soient placés, faire brûler sur la place publique toutes les statues de bois qui se trouveront dans les églises représentant des saints et faire briser celles de pierre et les pierres appelées pierres sacrée» qui se trouveront sur les autels, faire descendre et conduire au Directoire toutes les cloches, faire abatlre les clochers de manière à ce qu'il n'en reste aucun vestige, se transporter dans les maisons des ci-devants prêtres réfractaires déportés et inventorier les effets mêbiliers desdits prêtres et apposer \6f scellés sur leurs maisons '. n
Une fête eut lieu, le 30 brumaire an II, au chef-lieu du Puy-de-Dôme, en u l'honneur des patriotes qui avaient succombé sous le fer des fédéralistes, a Les membres de ta municipalité de Glermoiit en racontèrent le lendemain , h leurs collègues absents, quelques-uns des principaux
d Vous apprendrez avec plaisir que le meilleur esprit public règne dans notre commune. Le fanatisme a poussé son dernier soupir décadi dernier. Les fastueux asiles de la superstition ont été dépouillés de tous ces hochets que la fourberie des prêtres avait rendus si longtemps respectables à la crédulité du peuple. Notre-Dame du Port, après avoir dansé la earmagnole, a contribué, avec les autres saints de notre commune, à allumer, au milieu de la place de ta Réunion, le plus agréable feu de joie que la philosophie ait jamais pu contempler*.»
Couthon autorisa les patriotes peu fortunés à démolir Ie$ églises reconnues totalement inutiles et leur en attribua les matériatn *.