‹ Alexandre Lenoir (volume 4)Chapitre 67 sur 166 · Journal historique et politique, n» du 10 janvier · texte numérisé non relu

Journal historique et politique, n» du 10 janvier

3. ProccK-Terbaui du Conseriataire, séance du 11 meuidor «a III.

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GXL JOURNAL' DE LBNOIR.

de marbre venus de Flandre '. Était-ce pour cela que nos soldats les avaient conquis ? Quel encouragement pour ceux qui voulaient enrichir le Musée de la nation I

Admettons qu'il fût laborieux d'empêcher le courage des armées françaises d'encombrer le Louvre de trophées répréhensil^es au point de vue esthétique et qu'il fût nécessaire de mbdérer le zèle des émissaires de la Convention qui voulaient souiller, par des choix discutables, le sanctuaire des arts ; cette glorieuse besogne n'aurait pas dû cependant absorber toute l'activité des conservateurs travestis en pontifes du beau. Ces mag^trats suprêmes n'auraient-ils pu quitter un instant leur hautain tribunal ? Pendant qu'ils siégeaient si gravement et avec tant dé morgue, uniquement occupés à faire un triage et à « proscrire, » à discuter si les hollandais seraient oui ou non admis, quelles ruines se faisaient autour d'eux et sous leurs yeux ! Saint-Denis, Écouen, Chantilly, Vincennes étaient mis au pillage. Saint-r Cloud, GaitloD *, Ânet, Hautéè-Bruyëres étaient vendus avec tout ce qu'Ut renfermaient. Us étaient donc indignes du Musée ces objets qui, tout mutilés, en sont aujourd'hui l'honneur? A vendre ou à détruire le bas-relief de Saint-

1. ■ Séance du Conserratoire dn 19 Qoréal an III. — On met sur le bureau U note de nooTeaui objets arrïvAa de la Belgique, hier et ce matin, par suits de l'envoi mentioané ea la deroièra séance. Ils consistent : . . , 2° Deui caisses renfennaat deux grooppes de marbre blanc dont l'un' représeDte la Charité et l'autre la Fa;. Cm Ëgures «mt de Grepello. Elles ont été recueillies à Bnuelles, dans réglise du Sabloa, chapelle des tombeaux de la Tour- Taxis. ■

2. a En Tsrtu dn décret de h GoaTeation du SO août 17S2, le chileau de Gaillon, qui avait été saiû comme propriété ecclésiastique, fut mis en rente. Quelques voix s'éleTèreut dans le pa;s pour la canservatioa de ce monument. Elles Turent converles par celle de ringéoieur en chef du déparlemiat, qui, consulté à ce siqet, trouva qne les bitiments des deux premières cours étaient d'une coDstroclloQ très-solids, tant ponr la maçonnerie que pour ta cbarpente et en bon état; mais que tout cela, dans son ensemble, ne pouvait être considéré conuae no cbef-d'i^nire de l'art, dont on dût ordonner la conservation, u Comptes de dépmses de la construction du chiteau de Gaillim, parA. DeTiUe ISSO, introduction, pp. lav et XLV.

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